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Colère sociale en Iran : premières victimes après plusieurs jours de protestations

Jeudi 01 - 15:30
Colère sociale en Iran : premières victimes après plusieurs jours de protestations

Les tensions sociales franchissent un nouveau seuil en Iran. Un membre des forces de l’ordre a été tué dans l’ouest du pays dans la nuit du mercredi 31 décembre au jeudi 1er janvier, au quatrième jour de manifestations contre la vie chère et la dégradation des conditions économiques, selon des informations diffusées par la télévision d’État. Il s’agit de la première victime officiellement recensée depuis le début de ce mouvement de protestation.

Le décès est survenu dans la ville de Kouhdasht, située dans la province du Lorestan. D’après les autorités locales, la victime, âgée de 21 ans, appartenait aux forces du Bassidj, une milice de volontaires affiliée aux Gardiens de la révolution. Elle aurait été mortellement blessée lors d’affrontements survenus en marge des rassemblements.

Les manifestations ont débuté dimanche à Téhéran, à l’initiative de commerçants protestant contre la flambée des prix et le marasme économique. Initialement pacifiques, les rassemblements se sont rapidement étendus à d’autres villes ainsi qu’à plusieurs universités du pays. Les autorités font état de nombreux incidents, notamment des jets de pierres, qui auraient blessé plusieurs membres des forces de sécurité dans l’ouest de l’Iran.

Dans le sud du pays, un bâtiment gouvernemental a également été pris pour cible à Fassa, sans que les autorités n’établissent officiellement de lien avec les manifestations. Parallèlement, la quasi-totalité du pays a été placée en congés prolongés, une décision justifiée par le froid et la nécessité de réduire la consommation d’énergie, mais perçue par certains observateurs comme un moyen de contenir la mobilisation.

Sur le plan économique, la situation reste tendue. Le rial iranien a perdu plus d’un tiers de sa valeur face au dollar en un an, tandis que l’inflation élevée continue d’éroder le pouvoir d’achat. Les produits de première nécessité deviennent de plus en plus difficiles d’accès pour une partie de la population, déjà fragilisée par des décennies de sanctions internationales.

Les autorités affirment tolérer les manifestations pacifiques, tout en mettant en garde contre toute tentative de transformation du mouvement en actions violentes ou en atteintes aux biens publics. Plusieurs arrestations ont été annoncées ces derniers jours, notamment de personnes accusées de chercher à attiser les troubles depuis l’étranger.

Si ce mouvement reste, pour l’instant, sans commune mesure avec les vastes protestations de 2022 déclenchées après la mort de Mahsa Amini, il témoigne néanmoins d’un climat social sous tension, nourri par une crise économique persistante et un mécontentement populaire de plus en plus visible.



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