Advertising
  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Suivez-nous sur Facebook

Taxes douanières : les petits colis ne seront plus épargnés aux États-Unis

10:24
Taxes douanières : les petits colis ne seront plus épargnés aux États-Unis
Zoom

Les États-Unis ont mis fin, vendredi à 00h01 (04h01 GMT), à l’exemption de droits de douane dont bénéficiaient jusqu’ici les petits colis d’une valeur inférieure à 800 dollars. Cette décision, voulue par le président Donald Trump, a déjà provoqué une suspension massive des envois postaux vers la première économie mondiale.

Une « faille » fermée par Washington

Jusqu’ici, les envois dits « de minimis » échappaient à toute surtaxe. Désormais, seuls les cadeaux reçus « de bonne foi » et d’une valeur inférieure à 100 dollars restent exemptés. Donald Trump a justifié cette mesure par la nécessité de « mettre fin à une faille catastrophique » facilitant l’entrée d’opioïdes synthétiques et de produits dangereux.

Selon l’Agence américaine de protection des frontières (CBP), 98% des narcotiques saisis en 2024 l’ont été dans des petits colis, de même que 97% des contrefaçons et 70% des produits jugés nocifs pour la santé.

Les colis sont désormais soumis aux mêmes droits de douane que toute autre importation : un minimum de 10%, 15% pour ceux en provenance de l’Union européenne, et jusqu’à 50% pour l’Inde et le Brésil.

Le volume des colis postaux avait explosé aux États-Unis, passant de 134 millions d’unités en 2015 à plus de 1,36 milliard en 2024.

Perturbations immédiates du commerce

La décision a provoqué une onde de choc parmi les services postaux. L’Union postale universelle (UPU) a indiqué que 25 pays, dont l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Inde, le Japon, l’Australie et le Mexique, ont suspendu leurs livraisons vers les États-Unis.

La Poste française a confirmé qu’elle n’avait « d’autre choix » que de geler temporairement les envois, faute d’informations claires sur les modalités techniques de perception des taxes.

Les petites entreprises en première ligne

Pour de nombreuses PME, cette mesure représente un coût insoutenable. Elizabeth Nieburg, entrepreneure britannique dont 20% des ventes se font aux États-Unis, craint de perdre ses marges.

Même inquiétude pour certaines sociétés américaines qui importent en petites quantités. « Les tissus et la fabrication ne sont pas disponibles aux États-Unis actuellement », déplore Ken Huening, patron d’une PME californienne, qui redoute de devoir fermer son activité.

Dans le viseur : Temu, Shein et AliExpress

La suppression de l’exemption « de minimis » n’est pas une surprise : elle avait été amorcée sous Joe Biden et déjà partiellement appliquée par Donald Trump aux colis en provenance de Chine. Les plateformes d’e-commerce Temu, Shein et AliExpress, qui inondaient le marché américain, figurent parmi les cibles directes de cette nouvelle politique commerciale.



Lire la suite

×

Téléchargez l'application Walaw