Urgent 16:00 Surf : Ramzi Boukhiam décroche la 3ᵉ place au Tahiti Pro 2026 15:00 CAN féminine 2026 : Maroc-Algérie, un derby maghrébin pour le bronze 14:35 Finances publiques : l’impôt sur les sociétés rapporte 12,8 milliards de dirhams supplémentaires 14:00 FIFA : le Maroc et cinq pays arabes renouvellent leur soutien à Gianni Infantino 13:30 Mohamed Serghini : disparition d’une grande figure de la poésie marocaine 12:30 Automobile : le Maroc accélère et redessine la concurrence avec l’Espagne 12:00 Facebook et TikTok, moteurs d’une dynamique migratoire vers Sebta 11:37 Hambourg–Maroc : les échanges progressent de 4,7 % au premier semestre 2026 10:48 Futsal : le Maroc domine la Bosnie-Herzégovine avec un large 6-0 10:35 Aïd Al Mawlid sera célébré au Maroc le mardi 25 août 2026 10:00 Manuels scolaires : les libraires menacent de boycotter les ouvrages des Écoles pionnières 09:35 Transport routier : une nouvelle tranche d’aide exceptionnelle lancée au Maroc 09:00 Dessalement : l’Exécutif valide un projet de 410 millions de m³ par an 08:45 Le dirham gagne du terrain face à l’euro, mais recule légèrement face au dollar 08:30 Prix et stocks : le ministère de l’Économie renforce sa veille sur les marchés 08:04 Laâyoune : KBR pilotera les études préliminaires du projet d’ammoniac d’ORNX 20:40 Brahim Díaz : « Je suis heureux avec Mourinho et le Real Madrid » 20:00 Importations de blé tendre : pourquoi le Maroc s’apprête à rouvrir ses achats à l’étranger 19:45 Infinix HOT 70 Pro 5G : le gaming mobile passe à la vitesse supérieure au Maroc 19:30 Marrakech : un jeune homme de 18 ans interpellé après un vol à l’arraché mortel 18:30 Médias : l’ANME dénonce des accusations visant son président 18:00 Au Maroc, les recettes fiscales atteignent 237,1 milliards de dirhams à fin juillet 2026 17:30 Data centers : le Maroc concentre un tiers des infrastructures certifiées d’Afrique 16:40 Prix des médicaments au Maroc : ce que change la nouvelle réforme 16:30 Sebta et Melilla : l’ODT appelle à renforcer la protection des mineurs marocains

Baisse des naissances au Maghreb : une mutation démographique durable

Vendredi 29 Mai 2026 - 12:30
Par: Naji khaoula
Baisse des naissances au Maghreb : une mutation démographique durable

Le Maghreb traverse une transformation démographique majeure marquée par une baisse continue du taux de natalité. Selon une récente étude publiée par l’Institut national d’études démographiques (INED) en France, cette évolution touche simultanément le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, redessinant progressivement la structure sociale et économique de la région.

Durant les années 1970, les familles maghrébines comptaient en moyenne entre sept et huit enfants par femme. Cette situation a profondément changé à partir des années 1990 avec une diminution rapide de la fécondité, tendance qui se poursuit encore aujourd’hui.

Au Maroc, le taux de fécondité a atteint 1,97 enfant par femme en 2024, soit un niveau historiquement bas. En Tunisie, ce chiffre est descendu à 1,58 en 2023 et pourrait avoir encore reculé en 2024. L’Algérie conserve un taux légèrement plus élevé avec 2,61 enfants par femme, bien que le pays connaisse également une baisse progressive.

L’étude souligne que l’Algérie avait pourtant enregistré un rebond démographique entre 2000 et 2017, avec plus de trois enfants par femme. La Tunisie avait également connu une légère reprise jusqu’en 2014 avant de renouer avec une tendance baissière. Le Maroc, quant à lui, a connu une diminution continue et régulière de sa natalité depuis plusieurs décennies.

Les chercheurs expliquent cette évolution par plusieurs facteurs sociaux et économiques. En Tunisie, le recul de l’âge du mariage joue un rôle important, les femmes se mariant désormais autour de 29 ans en moyenne. Au Maroc, l’utilisation des moyens de contraception s’est fortement développée, avec près de 71 % des femmes mariées ayant recours à des méthodes de planification familiale.

L’allongement des études et l’entrée plus tardive des jeunes sur le marché du travail, notamment des femmes, contribuent également à cette transition démographique observée dans toute la région maghrébine.

Cette baisse de la natalité entraîne en parallèle un vieillissement progressif de la population. En Tunisie, la part des personnes âgées de plus de 60 ans est passée de 8 % en 1997 à 17 % en 2024. Le phénomène reste plus modéré au Maroc et en Algérie, mais les spécialistes estiment que le vieillissement de la population devrait s’accélérer dans les prochaines années.

Les experts considèrent que cette mutation démographique représente un défi majeur pour les États du Maghreb, qui devront adapter leurs politiques publiques en matière de santé, d’emploi, de retraite et de protection sociale afin de répondre aux besoins d’une population en pleine évolution.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.