Samir : un enjeu clé pour la sécurité énergétique
La question de la relance de la raffinerie marocaine revient au centre du débat public. Pour le Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole, la remise en service de la Société Anonyme Marocaine de l’Industrie du Raffinage (Samir) constituerait un levier stratégique pour renforcer la sécurité énergétique du Royaume, notamment dans un contexte de tensions sur les approvisionnements.
Selon l’organisation, si la raffinerie avait été opérationnelle lors des récentes perturbations logistiques, aggravées par des conditions météorologiques difficiles, l’impact sur le marché national aurait été atténué. La production locale aurait permis d’assurer une meilleure régulation des flux et d’éviter certaines pressions observées dans plusieurs villes.
Des réserves en deçà des exigences légales
Le président du Front, El Hussein El Yamani, également secrétaire général du Syndicat national du pétrole et du gaz affilié à la Confédération Démocratique du Travail, s’appuie sur des données du Ministère de la Transition énergétique et du Développement durable pour illustrer son propos.
Les stocks disponibles auraient atteint environ 617 000 tonnes durant la période concernée. Un volume qui ne représenterait qu’environ 18 jours de consommation, alors que la réglementation impose un stock de sécurité couvrant au moins 60 jours. Les cargaisons encore en mer ne pouvant être comptabilisées immédiatement, la marge de manœuvre demeure limitée face à un imprévu.
Avec une consommation mensuelle avoisinant un million de tonnes, l’écart entre les exigences légales et les capacités effectives soulève des interrogations sur la solidité du dispositif actuel.
Un outil industriel stratégique
Avant l’arrêt de ses activités, la Samir disposait d’une capacité de stockage estimée entre 1,2 et 1,5 million de tonnes de pétrole brut et de produits raffinés, soit l’équivalent de 30 à 40 jours supplémentaires de consommation nationale. Cette réserve constituait un amortisseur face aux chocs extérieurs.
Des rapports publiés par la Cour des comptes et le Conseil Économique, Social et Environnemental ont d’ailleurs relevé l’impact de l’arrêt de la raffinerie sur la constitution des stocks stratégiques du pays.
Entre relance et application stricte de la loi
Pour le Front de sauvegarde, la solution passe soit par la réactivation de la raffinerie afin de consolider durablement les réserves nationales, soit par une application rigoureuse des obligations légales imposées aux opérateurs, accompagnée d’un dialogue sur les contraintes financières liées au stockage.
Au-delà de la question sociale des employés, le dossier est présenté comme un enjeu de souveraineté énergétique. Dans un contexte international marqué par l’instabilité des marchés, la capacité du Maroc à sécuriser ses approvisionnements et à protéger le pouvoir d’achat demeure un défi stratégique majeur.
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