Samir : Les techniciens relancent la pression pour la reprise du raffinage
Mercredi 11 février 2026, des techniciens et cadres de la Société marocaine de l’industrie du raffinage (Samir) se sont rassemblés devant l’entrée principale du site industriel situé sur l’axe côtier reliant Rabat à Casablanca. Cette mobilisation s’inscrit dans une série d’actions engagées depuis l’arrêt de l’activité de raffinage et l’ouverture de la procédure de liquidation judiciaire en 2016, un tournant qui continue de marquer durablement l’écosystème énergétique national.
Une mobilisation liée au contexte énergétique actuel
Selon les représentants de la Confédération démocratique du travail (CDT), unique syndicat représentatif au sein de l’entreprise, ce rassemblement intervient dans un climat d’inquiétude alimenté par plusieurs facteurs. Les perturbations climatiques récentes, combinées aux interrogations sur le niveau des réserves nationales de produits pétroliers, renforcent les préoccupations autour de la sécurité énergétique du Royaume.
Le syndicat alerte également sur l’état des infrastructures industrielles, évoquant une dégradation progressive des installations depuis l’arrêt des activités. À cela s’ajoute, selon lui, une érosion des compétences techniques disponibles, liée à l’inactivité prolongée du site et à l’absence de renouvellement des effectifs spécialisés.
Deux revendications centrales portées par la CDT
Lors de cette action, la centrale syndicale a réaffirmé ses principales demandes. La première concerne la relance des capacités de raffinage et de stockage de la Samir. Pour ses représentants, la remise en service de ces infrastructures contribuerait à consolider l’approvisionnement national en carburants et à réduire la dépendance aux importations raffinées.
La seconde revendication porte sur la situation sociale des anciens employés. La CDT réclame le règlement des droits jugés encore dus à certains salariés et retraités, ainsi que l’élaboration d’un dispositif structuré de recrutement et de formation. L’objectif affiché est de préserver les savoir-faire techniques liés aux métiers du raffinage, considérés comme stratégiques pour l’industrie énergétique.
Un dossier industriel toujours sensible
Dix ans après l’arrêt de production, le dossier Samir demeure l’un des enjeux industriels les plus sensibles du pays. Pour les observateurs du secteur, la question dépasse le cadre social : elle touche à la souveraineté énergétique, à la politique industrielle et à la gestion des infrastructures stratégiques.
Les mobilisations régulières des anciens employés témoignent de la persistance des attentes autour d’une solution durable. Elles traduisent aussi la volonté de maintenir le débat ouvert sur le rôle potentiel de la raffinerie dans l’équilibre énergétique national.
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