Urgent 09:45 Samir : un enjeu clé pour la sécurité énergétique 09:43 Surf international : Taghazout Bay confirme son statut mondial avec le retour du Pro QS 4 000 09:30 Maroc et Banque mondiale : un nouveau programme pour l’emploi durable et inclusif 09:26 Santé mentale au Maroc : les psychologues lancent une nouvelle organisation nationale 09:01 Nador West Med, le nouveau pilier industriel et énergétique du Maroc 08:44 Industrie cinématographique : le Maroc accélère son positionnement sur la scène mondiale 08:30 Inondations à Sidi Kacem : retour progressif des habitants évacués à Gharb Beni Malek 08:14 Listes électorales 2026 : calendrier officiel de consultation et de recours dévoilé 08:14 Aéronautique : le Maroc accueille une usine stratégique de Safran dès 2029 23:48 Voie express Tiznit-Dakhla : un viaduc colossal avance à 36 % 23:02 Exportations turques : le Maroc en tête de la croissance en Afrique du Nord 19:04 Agadir : enquête judiciaire après la chute mortelle d’un patient au CHU Mohammed VI 18:03 Taounate face à l’abondance d’eau : le barrage Bouhouda dépasse toutes les prévisions 17:01 Framboises : le Maroc en tête des expéditions internationales 16:27 Volkswagen évalue un déplacement de sa production sud-africaine vers le Maroc 16:03 Ksar El Kébir tourne la page des inondations et organise le retour à la normale 15:44 Sélection de la semaine : retour des sinistrés et avancée diplomatique majeure à Madrid 15:02 156 millions de m³ pour sécuriser l’Oriental : focus sur le barrage Oued Za 14:03 Sécuriser l’avenir : Sound Energy prépare Tendrara pour sa première production 13:03 Exportations record : l’avocat marocain séduit l’Europe 11:01 Madrid accueille le Summit Digital 2026 avec le Maroc comme invité d’honneur 10:00 Daam Sakane : la diaspora marocaine de plus en plus attirée par l’investissement immobilier

Restauration au Maroc : le grand flou des déclarations CNSS

Jeudi 06 Février 2025 - 14:30
Restauration au Maroc : le grand flou des déclarations CNSS

Le secteur de la restauration au Maroc emploie plus de deux millions de personnes, selon la Fédération nationale des utilisateurs des cafés et restaurants. Parmi eux, un million travaillent directement dans les établissements tandis qu'un million et demi exercent en tant que saisonniers. Pourtant, les chiffres officiels de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) dressent un tableau bien différent : en octobre 2024, seuls 161.998 salariés étaient déclarés dans le secteur de la restauration et de l'hébergement. Une situation qui met en évidence l'étendue du travail non déclaré.

Un écart frappant entre réalité et chiffres officiels

D'après les estimations de la Fédération nationale des propriétaires des cafés, restaurants et unités touristiques du Maroc (FNACRUTM), le pays compte environ 200.000 à 250.000 établissements. Néanmoins, la masse salariale déclarée à la CNSS ne s'élève qu'à 725,92 millions de dirhams, soit une augmentation de 6,1 % en un an. Ce décalage illustre le faible taux de déclaration des employés et la précarité du travail dans le secteur.

Des conditions de travail précaires et des revendications claires

Les travailleurs du secteur doivent souvent composer avec des journées de onze heures, des salaires bien en dessous du SMIC, parfois limités à 1.000 dirhams par mois, et l'absence de contrat de travail. Face à cette situation, les représentants du secteur ont formulé plusieurs demandes au gouvernement, dont la mise en place d'une carte professionnelle et l'application stricte des articles 376 à 381 du Code du travail, interdisant aux employeurs de prélever une part des pourboires.

Une fraude répandue et un contrôle insuffisant

Selon Mohammed Emtil, consultant en droit social, certains employeurs déclarent leurs employés sans pour autant verser à la CNSS les cotisations prélevées à la source. Une pratique qui remet en cause l'efficacité des contrôles de la CNSS et du ministère de l'Emploi. Pour remédier à cette situation, il suggère d'imposer une attestation de conformité à la CNSS pour toute démarche administrative liée à un café ou un restaurant.

Un secteur sous pression fiscale et réglementaire

Le président de la FNACRUTM, Mohammed Bouzit, dénonce l'absence d'une tutelle ministérielle dédiée au secteur et une fiscalité excessive qui fragilise les entreprises. Les récents contrôles de la CNSS, accompagnés de sanctions financières, ont déjà entraîné la fermeture de nombreux établissements. Il appelle donc à une réévaluation des mesures de contrôle afin d'éviter une aggravation du chômage et une crise plus profonde dans le secteur.

Face à cette réalité, l'intervention des autorités est essentielle pour régulariser la situation des employés, garantir leurs droits et assurer la viabilité des entreprises de restauration au Maroc.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.