Croissance au Maroc : la demande intérieure soutient un PIB en hausse
L’économie marocaine a maintenu sa trajectoire positive à la fin de l’année 2025. Selon le Haut-Commissariat au Plan, la croissance du produit intérieur brut s’est établie à 4,1 % au quatrième trimestre 2025, contre 4 % au trimestre précédent, confirmant une dynamique globalement stable malgré des évolutions contrastées selon les secteurs.
Cette progression s’explique principalement par le redressement de plusieurs branches industrielles. Les industries manufacturières ont enregistré une amélioration plus marquée que prévu, avec une hausse de 4,1 %, portée notamment par la reprise des filières agroalimentaire et pharmaceutique. Cette embellie a également contribué à relancer les activités commerciales ainsi que certains services liés à la distribution.
Dans le même temps, les services non marchands ont conservé un rythme de croissance soutenu. En revanche, d’autres secteurs ont connu un ralentissement plus visible, notamment les industries extractives et la construction, pénalisées par les perturbations climatiques observées en fin d’année.
La demande intérieure demeure le principal levier de cette performance. La consommation des ménages a progressé de 4,4 %, soutenue par une amélioration de l’emploi et des revenus. L’investissement, bien qu’en phase de normalisation, a continué de croître à un rythme élevé de 8,5 %, après une progression exceptionnelle de 15 % au trimestre précédent. Cette évolution traduit un ralentissement des investissements dans le bâtiment, compensé par la poursuite des dépenses dans les équipements industriels.
À l’inverse, le commerce extérieur a continué de freiner la croissance. Les exportations ont augmenté de 6,1 %, mais cette progression reste inférieure à celle des importations, qui ont atteint 10 %. Malgré cela, la baisse relative des prix à l’importation a permis de réduire légèrement le poids de la facture commerciale dans l’économie nationale.
Sur le plan des équilibres macroéconomiques, une amélioration a également été observée. Le déficit budgétaire s’est allégé grâce à une meilleure maîtrise des dépenses publiques et à une hausse des recettes non fiscales. Au total, le besoin global de financement de l’économie marocaine s’est établi à 11,6 milliards de dirhams, illustrant une situation plus maîtrisée en fin d’exercice.
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