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Fnideq : vers une dualité entre chômage des jeunes et ingérences extérieures
Dans le cadre des récents débats sur la problématique du chômage des jeunes, le Wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, a soulevé des préoccupations majeures lors de la conférence de presse suivant la troisième réunion trimestrielle du Conseil de BAM. Son intervention, qui a mis en exergue une "hausse préoccupante" du taux de chômage chez les jeunes Marocains, a suscité des réactions au sein des groupes parlementaires de la majorité à la Chambre des représentants, révélant un clivage sur la responsabilité de la situation à Fnideq.
Jouahri a affirmé que "la plupart des emplois perdus étaient dans le secteur agricole", attribuant en partie cette perte à la sécheresse et aux conditions climatiques défavorables. Il a aussi signalé que le chômage des jeunes constitue un facteur déterminant qui incite les jeunes à envisager l'immigration, notamment vers l'enclave de Sebta via la ville de Fnideq.
Ces déclarations interviennent dans un contexte sensible, peu après que Mustapha Baitas, porte-parole du gouvernement, ait mis en lumière les "événements du 15 septembre", pointant du doigt des "parties inconnues" qui incitent les jeunes à la migration clandestine à travers les réseaux sociaux. Cette approche a été jugée trop simpliste par plusieurs membres de la majorité, qui insistent sur l'influence d'acteurs extérieurs dans cette crise.
Ahmed Touizi, président du groupe parlementaire du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a reconnu la véracité des observations de Jouahri, tout en soulignant la complexité de la situation. "Le facteur du chômage est indéniable, mais il est essentiel de comprendre que ce phénomène est le résultat d'une interaction entre divers éléments, internes comme externes", a-t-il déclaré. Il a également averti que certains influenceurs ne mettent en avant que les aspects négatifs du Maroc, incitant ainsi les jeunes à prendre des risques pour émigrer.
De son côté, Mohamed Chaouki, président du groupe parlementaire du Rassemblement National des Indépendants (RNI), a appuyé les propos de Jouahri, soulignant que les événements récents à Fnideq ne peuvent être réduits à de simples mouvements de protestation sociale. Selon lui, les campagnes d'incitation extérieures jouent un rôle significatif dans la crise de l'immigration clandestine.
Concernant les migrants mineurs, Chaouki a noté qu’évoquer le chômage dans ce contexte est peu pertinent, étant donné qu'il est "impossible de les employer en raison de leur âge". Il a néanmoins insisté sur le fait que la majorité reconnaît le problème du chômage des jeunes et a placé cette question au centre de ses priorités.
Enfin, bien que la majorité semble admettre la gravité du chômage chez les jeunes, elle appelle à une prise de conscience des enjeux plus vastes qui dépassent la seule dimension socio-économique, alliant facteurs internes et influences extérieures. Dans cette dynamique, la nécessité de redonner espoir aux jeunes apparaît comme une priorité essentielle pour contrer les tentations de l’émigration.
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