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Honduras : Nasry Asfura élu président, la droite signe son retour au pouvoir
Trois semaines après un scrutin tendu et longuement contesté, le Honduras a officiellement un nouveau président. Le conservateur Nasry Asfura a été déclaré vainqueur mercredi par les autorités électorales, à l’issue d’un ultime recomptage marqué par un écart serré et des accusations de fraude. Cette proclamation consacre le retour de la droite aux commandes de ce pays d’Amérique centrale.
Âgé de 67 ans, l’homme d’affaires et figure du Parti national accède à la magistrature suprême pour la première fois, après un échec face à Xiomara Castro lors de l’élection de 2021. Sa victoire intervient dans un climat politique polarisé, alimenté par une campagne virulente et un contexte régional sensible.
La candidature de Nasry Asfura a bénéficié d’un soutien appuyé de Donald Trump, qui l’a publiquement présenté comme un allié stratégique contre ce qu’il qualifie de « narco-communisme » en Amérique centrale. Une prise de position qui a fortement marqué la campagne et cristallisé les débats, tant au Honduras qu’à l’international.
Durant la course à la présidence, Asfura a axé son discours sur la promesse de « sauver la démocratie » et de restaurer la stabilité institutionnelle. Soucieux de se démarquer du passé récent, il a pris ses distances avec l’ancien président Juan Orlando Hernández, issu du même parti et actuellement emprisonné aux États-Unis pour des affaires liées au narcotrafic. Le nouveau chef de l’État a insisté sur la nécessité de juger les responsabilités à titre individuel et non partisan.
Né à Tegucigalpa, fils d’immigrants palestiniens, Nasry Asfura s’est imposé comme un entrepreneur influent dans le secteur des travaux publics avant d’entrer en politique. Il a dirigé la capitale hondurienne durant deux mandats, période durant laquelle il a mis en avant d’importants projets d’infrastructures destinés à moderniser une ville confrontée à une forte pression urbaine. Son parcours reste toutefois jalonné de controverses, notamment des soupçons de corruption qui n’ont, à ce jour, pas abouti à des condamnations judiciaires.
Sur le plan économique, le président élu promet de relancer l’investissement, de développer les infrastructures et de créer des emplois afin de répondre aux attentes d’une population confrontée à la pauvreté et à l’insécurité. En politique étrangère, il a également affiché sa volonté de réorienter la diplomatie hondurienne, évoquant un rapprochement avec Taïwan, après la décision de l’administration sortante d’établir des relations avec la Chine en 2023.
La prise de fonctions de Nasry Asfura ouvre ainsi une nouvelle séquence politique au Honduras, entre attentes de changement, interrogations sur la gouvernance et recomposition des alliances régionales.