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Israël suspend les licences de dizaines d’ONG humanitaires opérant à Gaza
Le gouvernement d’Israël a annoncé la suspension prochaine des licences de plus d’une trentaine d’organisations humanitaires internationales opérant dans la bande de Gaza, invoquant le non-respect de nouvelles règles encadrant l’action des ONG dans ce territoire durement touché par la guerre.
Selon des informations relayées par plusieurs médias régionaux, la décision émane du ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme. Elle prévoit la révocation des autorisations accordées à 37 organisations humanitaires, parmi lesquelles Médecins Sans Frontières, Action contre la faim, CARE, Caritas, Oxfam, ActionAid et le Comité international de secours. L’entrée en vigueur de cette mesure est annoncée pour le 1er janvier 2026.
Des exigences de transparence au cœur de la décision
Dans un communiqué officiel, le ministère justifie cette suspension par des « violations présumées des normes de transparence » récemment imposées aux ONG actives dans les territoires palestiniens occupés. Les autorités israéliennes reprochent notamment à certaines organisations d’avoir refusé de transmettre la liste de leurs employés palestiniens, une exigence présentée comme nécessaire pour exclure tout lien avec des groupes qualifiés de terroristes par Israël.
Cette annonce a immédiatement suscité une vive réaction du secteur humanitaire. Un consortium d’ONG internationales et locales a publié un communiqué conjoint appelant l’État hébreu à revenir sur une décision jugée lourde de conséquences. Selon ces organisations, leur action demeure « essentielle pour des opérations humanitaires qui sauvent des vies » dans un territoire confronté à une crise humanitaire majeure.
Condamnations diplomatiques et inquiétudes internationales
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a, pour sa part, « fermement condamné » la mesure, rappelant qu’Israël « n’exerce aucune souveraineté sur les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem », et soulignant le caractère vital du travail des agences humanitaires pour la population locale.
La situation à Gaza a également suscité l’alarme de plusieurs capitales occidentales. Les ministres des Affaires étrangères de dix pays, dont la France et le Royaume-Uni, ont récemment décrit un contexte humanitaire « catastrophique », évoquant notamment une insécurité alimentaire aiguë touchant la majorité des habitants de l’enclave.
Un précédent lourd de tensions avec les agences de l’ONU
Ce n’est pas la première fois qu’Israël prend des mesures restrictives à l’encontre des ONG humanitaires à Gaza. Au cours des deux dernières années, les autorités israéliennes ont multiplié les critiques et les restrictions visant les activités de l’UNRWA, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, limitant fortement sa capacité d’intervention sur le terrain.
Mercredi encore, l’UNRWA a affirmé disposer de provisions, d’abris et de colis alimentaires destinés à plus d’un million de personnes, stockés à la frontière et prêts à être acheminés vers Gaza. L’agence assure toutefois que les autorités israéliennes entravent l’entrée de cette aide, malgré les besoins accrus liés aux intempéries récentes.
Depuis janvier 2025, les permis nécessaires à l’entrée du personnel international de l’UNRWA dans les territoires palestiniens occupés n’ont plus été délivrés, compliquant davantage l’acheminement de l’aide, déjà freiné par l’instauration de zones militaires couvrant plus de la moitié du territoire de Gaza.