Urgent 08:44 Cours des devises : les taux de change du dirham ce lundi 27 juillet 08:40 Fiscalité au Maroc : la conformité volontaire devient le moteur du système déclaratif 08:30 Incendies en Méditerranée : le nord du Maroc renforce sa vigilance face au risque de feux de forêt 08:00 Un modèle national d’accueil des patients en préparation dans les hôpitaux publics marocains 07:44 Paris Match célèbre la transformation touristique du Maroc et ses nouvelles destinations 07:41 Énergie et minerais : le Maroc prend la présidence du nouvel Union arabe AUEM 07:30 Cisjordanie : deux mosquées incendiées, les tensions s’intensifient dans le nord du territoire occupé 07:22 Revue de presse : réformes publiques, investissements et nouveaux chantiers au cœur de l’actualité au Maroc 07:18 Météo au Maroc : chaleur en hausse et rafales de vent ce lundi 27 juillet 2026 07:09 Minerais critiques, hydrogène et solaire : l’Afrique s’impose comme un partenaire stratégique de la transition énergétique européenne 20:01 La « Donald Trump Highway » : une infrastructure stratégique qui renforce la visibilité internationale du Maroc 19:03 Boycott des stages hospitaliers : les étudiants en médecine dentaire accentuent la pression avant la rentrée 2026 18:00 Grand Prix de Hongrie : Lando Norris s'impose, Kimi Antonelli conforte son avance au championnat 17:02 Mercato 2026 : Galatasaray fonce sur Brahim Díaz, Liverpool accélère pour Neil El Aynaoui. 16:01 Mahdi El Maimouni signe au FC Barcelone : le prodige marocain rejoint la Masia 15:03 Berlin : un suspect islamiste recherché après une attaque meurtrière lors de la gay pride 14:37 Fortes chaleurs au Maroc : les provinces placées sous vigilance orange par la DGM 14:01 Transformation digitale : les défis qui freinent encore les entreprises au Maroc 13:03 Le Maroc à l’honneur au Prix du design 2026 de l’Institut du monde arabe grâce à cinq finalistes 12:29 Incendies géants en France et en Espagne : plus de 300 000 habitants contraints de fuir 11:55 CAN féminine 2026 : tout savoir sur le choc Maroc-Kenya en ouverture du tournoi 11:38 Harhoura célèbre le cinéma marocain : découvrez le palmarès complet de la 7e édition 10:32 Phosphate, cobalt, graphite : les atouts du Maroc dans la nouvelle économie des batteries 10:04 Sénégal : Bassirou Diomaye Faye crée « Kiiraay » après sa rupture avec Ousmane Sonko 09:30 Andy Burnham lance son mandat avec des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat des Britanniques 09:01 Immobilier à Dubaï : comment la crise au Moyen-Orient bouleverse un marché en pleine expansion

Maroc : entre dynamisme intérieur et risques externes, les moteurs de la croissance

Lundi 15 Juin 2026 - 13:01
    Maroc : entre dynamisme intérieur et risques externes, les moteurs de la croissance

Selon les dernières projections de Fitch Solutions via sa filiale BMI, l’économie marocaine devrait maintenir une trajectoire de croissance solide en 2026 et 2027, avec un taux estimé à 4,1%. Malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, cette performance resterait robuste, bien qu’en léger recul par rapport aux 4,6% enregistrés en 2025. Elle demeure toutefois nettement supérieure à la moyenne des dix dernières années, évaluée à 2,6%.

Une croissance tirée par l’investissement et la demande interne

L’analyse met en avant deux moteurs principaux : l’investissement et la consommation des ménages. L’investissement devrait conserver un rythme élevé autour de 7%, même s’il ralentit après les niveaux exceptionnels observés en 2024 et 2025. Cette dynamique est soutenue par les grands projets d’infrastructures liés notamment aux préparatifs de la Coupe du monde 2030, ainsi que par les programmes d’investissement des entreprises publiques dans l’énergie et les infrastructures stratégiques.

Le groupe OCP prévoit à lui seul des investissements annuels compris entre 25 et 30 milliards de dirhams jusqu’en 2027, destinés à renforcer la production d’engrais et à développer les projets dans les énergies renouvelables. Parallèlement, les entreprises privées devraient jouer un rôle de plus en plus important dans l’effort d’investissement national.

Le crédit et l’agriculture comme leviers supplémentaires

BMI souligne également l’accélération du crédit bancaire accordé aux entreprises non financières privées. En avril 2026, ce crédit a enregistré sa progression la plus rapide en cinq ans en termes réels, soutenu par la baisse des taux d’intérêt par rapport aux niveaux élevés observés début 2024.

Le secteur agricole constitue un autre pilier important. Représentant environ 8,1% du PIB en 2025, il a bénéficié de conditions climatiques favorables, entraînant une hausse de plus de 120% de la production de céréales comme le blé et l’orge. Ce rebond contribue à soutenir la valeur ajoutée agricole et à compenser certaines tensions sur les chaînes d’approvisionnement liées au contexte international.

Une consommation des ménages en progression

La consommation des ménages devrait augmenter d’environ 3,4% en 2026, un rythme supérieur à la moyenne historique de 2,3%. Malgré les pressions inflationnistes et les incertitudes géopolitiques, la demande intérieure reste dynamique. L’amélioration de l’emploi agricole et des conditions climatiques favorables contribue également à renforcer les revenus dans les zones rurales.

Les indicateurs de consommation confirment cette tendance : les ventes du principal distributeur du pays ont progressé de 4,2% en début d’année 2026, tandis que les immatriculations de voitures particulières ont bondi de 22,9% sur la même période.

Une industrie résiliente mais des risques persistants

Le secteur industriel affiche également une bonne tenue, avec un taux d’utilisation des capacités de production de 77,7% au premier trimestre 2026, proche des niveaux records observés fin 2025. Ces niveaux traduisent un environnement productif globalement dynamique.

Cependant, les perspectives restent exposées à plusieurs risques. Une inflation plus forte que prévu pourrait réduire le pouvoir d’achat des ménages. Un ralentissement des investissements publics, une baisse des investissements directs étrangers ou un durcissement de la politique monétaire pourraient également freiner la croissance. Enfin, une dégradation des conditions climatiques ou une faiblesse de la demande européenne risqueraient d’affecter les exportations et la production agricole.

Dans ce contexte, la croissance marocaine apparaît solide mais dépendante d’un équilibre délicat entre dynamisme interne et incertitudes externes.

 


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.