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Présidentielle en Ouganda : Starlink placé sous haute surveillance par les autorités
À quelques semaines de l’élection présidentielle prévue le 15 janvier, l’Ouganda a décidé de durcir les conditions d’importation des équipements de communication Starlink. Une mesure qui intervient dans un climat politique tendu, encore marqué par les coupures d’Internet imposées lors du scrutin controversé de 2021.
Selon une note interne de l’Uganda Revenue Authority (URA), datée du 19 décembre 2025, toute importation d’équipements Starlink, ainsi que de composants de communication associés, doit désormais être accompagnée d’une autorisation écrite du chef d’état-major des forces armées, le général Muhoozi Kainerugaba, également fils du président Yoweri Museveni. La directive, signée par un responsable du contrôle douanier, s’applique immédiatement à l’ensemble des services de dédouanement.
Révélée par une fuite relayée sur les réseaux sociaux à partir du 22 décembre, l’information a ensuite été confirmée par l’administration fiscale ougandaise. Celle-ci a toutefois cherché à relativiser la portée de la décision, soulignant que de nombreux États encadrent strictement l’importation de technologies de communication jugées sensibles. Aucun motif officiel détaillé n’a cependant été avancé pour justifier ce durcissement soudain.
Dans les faits, Starlink ne dispose pas encore de licence officielle pour opérer en Ouganda, même si ses équipements sont déjà utilisés de manière informelle par des particuliers et des entreprises. La décision surprend d’autant plus qu’en avril dernier, le président Museveni avait reçu des représentants de la société américaine, saluant alors le potentiel de la connexion satellitaire pour désenclaver les zones rurales mal desservies. L’entreprise envisage par ailleurs une implantation formelle dans le pays à l’horizon 2026.
Le calendrier politique donne une résonance particulière à cette mesure. Le chef de l’État sortant, au pouvoir depuis près de quatre décennies, affrontera notamment l’opposant Bobi Wine. Lors de la présidentielle de 2021, les autorités avaient imposé une coupure quasi totale d’Internet pendant plusieurs jours, une décision largement critiquée par l’opposition et les organisations de défense des libertés, mais assumée par le gouvernement au nom de la sécurité.
Dans ce contexte, les nouvelles restrictions visant Starlink sont perçues par l’opposition comme un signal politique fort. Sur les réseaux sociaux, Bobi Wine a dénoncé une mesure « ridicule », y voyant la preuve de la crainte du pouvoir face à un accès non contrôlé à Internet durant la période électorale. Le gouvernement, de son côté, maintient qu’il s’agit d’une décision administrative relevant de la souveraineté nationale et de la sécurité des communications.