-
21:00
-
20:00
-
19:00
-
18:00
-
17:00
-
16:35
-
16:16
-
15:35
-
15:00
-
14:44
-
14:30
-
14:25
-
14:00
-
13:47
-
13:30
-
13:00
-
12:44
-
12:30
-
12:02
-
11:49
-
11:47
-
11:41
-
11:35
-
11:30
-
11:25
-
11:09
-
10:57
-
10:44
-
10:44
-
10:30
-
10:10
-
10:01
-
09:47
-
09:40
-
09:30
-
09:17
-
09:00
-
08:55
-
08:44
-
08:30
-
08:13
-
08:09
-
23:50
-
23:45
-
23:32
-
23:00
-
22:44
-
22:20
-
22:02
-
21:47
Sécurité des VTC : Uber critiqué pour ses critères de recrutement aux États-Unis
Une enquête récente du The New York Times relance le débat sur les pratiques de recrutement d’Uber aux États-Unis. Selon les informations révélées, la plateforme de VTC autorise, dans au moins 22 États, l’accès à son réseau de chauffeurs à des personnes condamnées pour des infractions graves, à condition que les faits remontent à plus de sept ans. Une politique qui interroge, alors que la sécurité des passagers demeure l’un des arguments centraux de l’entreprise.
L’enquête met en lumière plusieurs cas de chauffeurs impliqués dans des agressions ou des violences, malgré un passé judiciaire chargé. Si Uber affirme procéder à des vérifications systématiques des antécédents avant l’activation des comptes et à des contrôles réguliers par la suite, les journalistes pointent des failles structurelles dans ces procédures. Les contrôles reposent souvent sur les lieux de résidence des sept dernières années, laissant ainsi passer sous le radar des condamnations prononcées dans d’autres États.
La politique du « délai de sept ans » est au cœur de la controverse. Uber soutient qu’au-delà de cette période, le risque de récidive devient comparable à celui de personnes sans casier judiciaire, s’appuyant sur des études universitaires. Cette approche vise, selon la plateforme, à concilier protection du public et droit à la réinsertion professionnelle. Une exclusion définitive serait, d’après l’entreprise, socialement injuste et contre-productive.
Toutefois, des experts en criminologie et en protection des consommateurs estiment que ce raisonnement reste insuffisant, en particulier pour les infractions violentes ou sexuelles. Des données publiques montrent qu’une part significative des auteurs de crimes graves récidivent, alimentant les inquiétudes quant à l’exposition des usagers à des risques évitables. Entre 2017 et 2024, des milliers de signalements pour agressions ou comportements sexuels inappropriés ont été enregistrés sur la plateforme aux États-Unis, malgré le volume considérable de trajets effectués sans incident.
Le débat s’étend également aux partenaires chargés des contrôles, comme les sociétés spécialisées dans la vérification des profils, dont les prestations varient selon les exigences légales locales. Les options les plus approfondies, couvrant l’ensemble de la vie judiciaire d’un candidat, ne sont utilisées que dans les juridictions où la loi l’impose, en raison de leur coût élevé.
Face à ces révélations, Uber assure maintenir un haut niveau de vigilance et rappelle que l’immense majorité des courses se déroule sans problème. La plateforme affirme continuer à ajuster ses dispositifs de sécurité, tout en faisant face à une pression croissante des autorités, des associations de victimes et de l’opinion publique. Cette affaire ravive ainsi un débat plus large sur l’équilibre entre sécurité, responsabilité des plateformes numériques et réinsertion des personnes ayant purgé leur peine.