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ANRE : le secteur électrique marocain face aux enjeux de la transition énergétique
Le président de l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE), Zouhair Chorfi, a présenté à la Chambre des représentants un état des lieux détaillé du secteur électrique national, mettant en lumière ses évolutions récentes, ses défis structurels et les principales réalisations de l’Autorité au titre de l’année 2024.
Cette rencontre, organisée à l’initiative de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable, a été consacrée à l’examen du rapport annuel de l’ANRE. Elle a permis aux parlementaires de débattre des orientations stratégiques du secteur et du rôle de la régulation dans l’accompagnement des mutations en cours.
Dans son intervention, M. Chorfi a rappelé que le secteur électrique marocain connaît une dynamique soutenue, portée par les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste. Cette dynamique vise notamment à accélérer la transition énergétique et à porter la part des énergies renouvelables à plus de 52 % du mix électrique national à l’horizon 2030.
Selon le président de l’ANRE, cette orientation se traduit par la mise en œuvre de projets structurants de production d’électricité verte, le développement d’unités de dessalement de l’eau de mer alimentées par les énergies renouvelables, ainsi que l’accompagnement de projets industriels de grande envergure, à l’image des gigafactories. Elle inclut également les premières étapes de déploiement des filières de l’hydrogène vert et de ses dérivés.
M. Chorfi a souligné que la réalisation de ces objectifs stratégiques repose sur l’existence d’un cadre juridique et réglementaire cohérent, garantissant la sécurité des investissements et un équilibre clair entre les droits et obligations des différents acteurs de la chaîne de valeur électrique. À ce titre, l’année 2024 a été marquée par l’adoption de plusieurs textes réglementaires clés, notamment ceux relatifs aux certificats d’origine et aux compteurs intelligents, destinés à renforcer la transparence du système électrique et à faciliter l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau national.
Le président de l’ANRE a également mis en avant les défis persistants du secteur, en particulier la nécessité d’assurer la sécurité et la continuité de l’approvisionnement en électricité, tout en modernisant les infrastructures du réseau. L’intégration croissante de la production renouvelable, y compris décentralisée, exige en effet des investissements importants dans les réseaux de transport et de distribution, ainsi que le développement de moyens de flexibilité adaptés.
S’agissant des réalisations de l’Autorité en 2024, M. Chorfi a cité plusieurs chantiers structurants, dont l’approbation et la publication de la capacité d’accueil du système électrique national pour la période 2025-2029, estimée à 9.338 MW. Cette démarche vise à offrir une meilleure visibilité aux investisseurs et à renforcer la prévisibilité du marché.
L’ANRE a également procédé, pour la première fois, à la fixation et à la publication du tarif d’utilisation du réseau électrique national de transport pour la période de régulation 2024-2027, sur la base d’une méthodologie transparente et objective. À cela s’ajoutent l’approbation des indicateurs de qualité du réseau de transport et celle du code de bonne conduite relatif à sa gestion, afin de prévenir toute pratique discriminatoire et de garantir l’égalité d’accès au réseau.
Enfin, le président de l’ANRE a indiqué que plusieurs dossiers structurants restent à l’étude, notamment la préparation de la séparation comptable des activités de l’ONEE, la fixation du tarif d’utilisation des réseaux de distribution et la détermination du tarif de l’excédent de l’énergie électrique.
Les échanges avec les députés ont permis d’aborder les enjeux futurs du secteur énergétique national. En conclusion, M. Chorfi a réaffirmé l’engagement de l’ANRE à accompagner la modernisation du secteur électrique et à contribuer activement à la réussite de la transition énergétique du Royaume, en cohérence avec les orientations royales et les atouts naturels du Maroc.