Sucre brésilien : forte demande mondiale, le Maroc reste un acheteur régulier
Entre janvier et avril 2026, le Maroc a renforcé ses importations de sucre en provenance du Brésil, atteignant un total de 135 855 tonnes. Ces achats ont été particulièrement concentrés sur le premier trimestre, avec 69 385 tonnes importées en janvier, 33 500 tonnes en février et 32 970 tonnes en mars, avant une interruption complète des livraisons en avril. Selon les données du ministère brésilien de l’Agriculture, cette évolution reflète un flux commercial soutenu en début d’année, suivi d’un arrêt des expéditions au début du deuxième trimestre.
À l’échelle africaine, le Maroc se positionne parmi les principaux importateurs de sucre brésilien, même s’il reste loin derrière l’Algérie, qui dépasse 624 000 tonnes sur la même période. L’Égypte suit avec environ 192 893 tonnes, tandis que d’autres pays comme le Sénégal, la Mauritanie, l’Angola ou la Côte d’Ivoire enregistrent des volumes plus modestes. Le Maroc confirme néanmoins son rôle d’acheteur régulier sur ce marché stratégique, illustrant la continuité des échanges agroalimentaires entre Rabat et Brasilia.
Les données montrent également que les importations marocaines restent supérieures à celles de plusieurs pays européens. L’Espagne, la France, le Portugal et le Royaume-Uni affichent des niveaux généralement inférieurs ou proches, ce qui souligne une répartition des flux commerciaux en faveur de certains marchés africains et moyen-orientaux.
En parallèle, les grands volumes mondiaux se concentrent surtout en Asie et au Moyen-Orient. L’Inde arrive largement en tête avec 827 564 tonnes, suivie par l’Arabie saoudite, le Bangladesh, le Nigeria et l’Irak. D’autres pays comme l’Indonésie, la Malaisie, Oman et le Yémen participent également de manière significative à ces importations, confirmant la forte dépendance de nombreuses économies à l’approvisionnement en sucre brésilien.
Sur l’ensemble de la période, les exportations brésiliennes de sucre ont atteint 7,221 millions de tonnes entre janvier et avril 2026. Le mois de février s’est distingué par un niveau particulièrement élevé, dépassant 2,2 millions de tonnes, avant un léger ralentissement en mars puis en avril. Les autorités brésiliennes évoquent une demande extérieure soutenue, notamment en provenance d’Afrique du Nord, d’Asie du Sud et du Moyen-Orient, dans un contexte de tension persistante sur les marchés agricoles internationaux.
Ce commerce illustre le rôle central du Brésil dans l’approvisionnement mondial en sucre et la place stable du Maroc dans les flux d’importation africains. Les villes de Rabat et Brasilia apparaissent comme des points clés de cette relation commerciale, tandis que les échanges s’inscrivent dans un réseau mondial reliant également l’Inde, l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Algérie, le Nigeria et plusieurs pays asiatiques et africains.
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