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TPME au Maroc : entre promesses gouvernementales et réalités du terrain
Le gouvernement marocain multiplie les initiatives en faveur des très petites et moyennes entreprises (TPME), mais ces efforts suscitent des avis partagés parmi les acteurs du secteur. Entre annonces ambitieuses et critiques sur le terrain, la question se pose : s’agit-il d’une véritable stratégie économique ou d’un simple outil de communication politique ?
Ces dernières semaines, le lancement de la Charte d’investissement spécifique aux TPME, la signature d’une charte des TPE par huit structures publiques et privées, et le déploiement d’un programme dédié aux startups par le ministère de la Transition numérique témoignent d’une activité soutenue. Pourtant, cette suractivité ne convainc pas tous les acteurs concernés.
Abdellah El Fergui, président de la Confédération marocaine des TPME (CM-TPME), est catégorique : les mesures annoncées relèvent davantage de la communication que d’une stratégie économique concrète. Selon lui, le retard historique dans le soutien aux TPME et l’absence d’inclusion des représentants des micro et petites entreprises dans les discussions publiques révèlent un manque de priorité pour ce segment. La politique fiscale récente, avec une hausse des impôts pour les TPE et une baisse pour les grandes entreprises, illustre, selon lui, cette disparité.
El Fergui dénonce également le retard dans le soutien aux startups et aux projets numériques, malgré des annonces impressionnantes comme celle de financer 2.000 startups avec 1,2 milliard de dirhams sur six mois, jugée irréaliste. Pour lui, la charte des TPE, aussi ambitieuse soit-elle sur le papier, manque de crédibilité si elle ne rassemble pas un consensus élargi autour des mesures concrètes.
Sur certains points, Zakaria Fahim, président de l’Union marocaine des autoentrepreneurs (UMA), rejoint les critiques d’El Fergui. Il souligne que les dispositifs institutionnels risquent de diluer l’attention sur les TPE réellement fragiles, celles dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 1 million de dirhams. Selon lui, les exigences bancaires restent trop élevées pour les microentreprises, freinant l’accès au financement.
Mais Fahim ne se limite pas à la critique. Il propose des mesures concrètes pour rendre la charte réellement inclusive : créer un parcours spécifique pour les TPE à faibles revenus, conditionner l’accès au financement à une digitalisation minimale, utiliser les données réelles comme garanties et former massivement les entrepreneurs à la gestion digitale. Pour lui, le digital est un levier de survie et de croissance pour ces structures.
Au final, cette offensive de l’État s