Urgent 18:03 Zellige : bras de fer culturel entre le Maroc et l’Algérie devant l’UNESCO 17:04 Lions de l’Atlas : Puma mise sur l’identité marocaine pour 2026 16:06 Classement mondial : le Maroc s’impose comme champion africain de l’innovation protégée 15:03 OPCVM en force : le marché boursier marocain dominé par les acteurs locaux 13:03 Le Maroc s’impose comme pilier de la dette souveraine en Afrique en 2026 12:18 Sa Majesté le Roi Mohammed VI accomplit la prière de l’Aïd Al-Fitr à Rabat 12:07 Love Brand 2025 | Marjane en tête des marques préférées des consommateurs au Maroc dans le Retail 11:02 Aïd el-Fitr au Maroc : la ferveur des fidèles défiant la pluie 10:01 USD/MAD : le billet vert gagne du terrain dans un climat géopolitique sous tension 09:07 Aïd al fitr : plus de 1200 bénéficiaires d’une grâce royale exceptionnelle 08:45 Aïd al-Fitr : SM le Roi Mohammed VI renforce les liens avec les dirigeants du monde islamique 22:30 Bourse de Casablanca : une séance en repli marquée par des contrastes sectoriels 22:00 Pêche et industrie : les quotas de sardine en Espagne sous pression après la suspension des exportations marocaines 21:30 Les adouls haussent le ton face au projet de loi 16.22 et menacent d’une démission collective 21:00 Trafic aérien : l’aéroport Agadir Al Massira démarre 2026 sur une forte progression 20:44 Maroc : l’agriculture en forte reprise grâce aux pluies de 2026 20:30 «Soug Atay» : plongée en langue hassanie dans le commerce du thé à Laâyoune 19:13 Le Maroc célèbre l’Aïd Al-Fitr ce vendredi 19:00 Barrage Aït Ziyat : un levier majeur pour la sécurité hydrique et le développement durable à Marrakech-Safi

Guichet défaillant : 5.000 DH pour un client lésé

Jeudi 20 Novembre 2025 - 18:30
Par: Naji khaoula
Guichet défaillant : 5.000 DH pour un client lésé

Le tribunal de première instance commerciale de Casablanca a tranché en faveur d’un client dont la carte bancaire avait été avalée par un guichet automatique alors que son agence était fermée pour travaux. La juridiction a condamné la banque à lui verser 5.000 dirhams à titre de dédommagement, estimant que l’établissement n’avait pas assuré un service conforme à ses obligations.

L’incident remonte à juin 2024, lorsqu’un client effectue une opération de retrait avant de voir sa carte retenue par le distributeur automatique. L’agence dont dépend la machine étant totalement fermée pour rénovation, le client n’a pu récupérer son moyen de paiement qu’après quatre jours, auprès d’une agence de substitution.

Un guichet actif sans personnel : une faute d’organisation

Dans son jugement, rendu début novembre, le tribunal souligne que la rétention d’une carte par un guichet automatique n’est pas automatiquement considérée comme une faute bancaire. Toutefois, la banque engage sa responsabilité dès lors qu’elle manque à son devoir de diligence et d’organisation.

La justice reproche notamment à l’établissement d’avoir laissé fonctionner un guichet automatique sans aucune présence capable d’intervenir, et ce malgré la fermeture totale de l’agence. Une situation jugée comme un dysfonctionnement flagrant dans la gestion du service bancaire.

Les constats réalisés par un huissier de justice les 21 et 25 juin 2024, puis le 8 avril 2025 ont confirmé que la machine continuait de fonctionner normalement, sans mention suffisamment visible indiquant la fermeture de l’agence ou les modalités de traitement en cas d’incident.

L’argument de la banque rejeté par la justice

La banque défenderesse a soutenu qu’elle n’avait commis aucune faute, rappelant que l’agence avait été fermée pour travaux et que les clients avaient été informés du transfert de ses services vers une autre adresse.

Le tribunal balaie cet argument, estimant que l’obligation d’information ne suffit pas. L’établissement aurait dû soit désactiver le guichet automatique, soit mettre en place une permanence technique ou humaine pour gérer d’éventuels blocages de cartes.

Un préjudice réel reconnu, même sans perte financière

La juridiction rappelle que le préjudice ne se limite pas à une perte financière directe. La simple privation d’un moyen de paiement essentiel constitue une atteinte au droit du client à disposer de ses fonds librement, générant une anxiété et des perturbations dans la gestion de ses opérations quotidiennes.

Selon les articles 78 et 98 du Code des obligations et contrats, ce type de dommage entre pleinement dans le champ de l’indemnisation.

Une décision qui confirme l’exigence de diligence bancaire

En condamnant la banque à verser 5.000 dirhams de dommages et intérêts, le tribunal commercial de Casablanca réaffirme l’importance pour les établissements financiers d’assurer la continuité et la fiabilité de leurs services, même en période de fermeture exceptionnelle.

Cette affaire représente un rappel clair : un guichet automatique laissé en service engage la responsabilité de la banque, qui doit garantir un traitement rapide et organisé de tout incident affectant ses clients.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.