Transition au RNI : Mohamed Chouki en lice pour succéder à Aziz Akhannouch
Le Rassemblement national des indépendants (RNI) s’apprête à tourner une page importante de son histoire politique. Réuni ce mercredi au siège central du parti à Rabat, le bureau politique a officiellement validé la candidature de Mohamed Chouki à la présidence du RNI, en vue de sa transmission au congrès national extraordinaire prévu le 7 février prochain à El Jadida.
Cette validation intervient à l’issue de la période réglementaire de dépôt des candidatures et après l’examen des dossiers soumis. Selon un communiqué émanant du parti, la candidature de Mohamed Chouki est, à ce stade, la seule enregistrée de manière officielle, faisant de lui le candidat unique pour succéder à Aziz Akhannouch à la tête de la formation politique qui conduit actuellement le gouvernement.
Cette annonce figure parmi les principales décisions issues de la réunion du bureau politique, tenue dans le cadre des préparatifs du congrès exceptionnel. Ce rendez-vous est perçu par la direction du RNI comme une étape déterminante pour définir les orientations futures du parti, tant sur le plan organisationnel que politique.
Présidée par Aziz Akhannouch, la réunion a également porté sur l’examen de plusieurs dossiers liés à l’actualité nationale, notamment les enjeux politiques, sociaux et économiques du pays. Les membres du bureau politique ont par ailleurs fait le point sur l’état d’avancement des préparatifs logistiques et organisationnels du congrès, présenté comme une opportunité pour renforcer la cohésion interne et améliorer l’efficacité des structures du parti.
Parallèlement, certaines informations non confirmées font état d’une possible seconde candidature, celle de l’ancien ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mohamed Aujjar. Aucune annonce officielle n’a toutefois été faite à ce sujet à ce stade.
Un passage de relais assumé
Pour rappel, Aziz Akhannouch a annoncé, le 11 janvier dernier, sa décision de ne pas briguer un troisième mandat à la présidence du RNI. Une annonce faite lors d’une réunion du bureau politique, et qui s’inscrit dans une volonté affichée de favoriser l’émergence d’un nouveau leadership à l’occasion du congrès extraordinaire d’El Jadida.
Le Chef du gouvernement avait alors souligné que le parti repose sur des bases solides et des structures pérennes, estimant que deux mandats à la tête d’une formation politique sont suffisants. Il a insisté sur l’importance du renouvellement des élites et sur la nécessité d’éviter toute personnalisation durable du pouvoir au sein des partis.
Depuis son accession à la présidence du RNI en 2016, Aziz Akhannouch a profondément restructuré le parti, le transformant en une force électorale de premier plan. Cette dynamique s’est traduite par la victoire aux élections législatives du 8 septembre 2021 et la formation du gouvernement actuel. Son action a été marquée par un renforcement de la présence territoriale du parti et par un discours se voulant inclusif, à destination de larges segments de la société marocaine.
Aziz Akhannouch a également tenu à préciser que son retrait de la présidence du parti ne signifie nullement un désengagement de la scène politique. Il poursuivra l’exercice de ses responsabilités gouvernementales jusqu’à la fin de la législature, avec pour priorité la mise en œuvre des réformes économiques et sociales, dans le respect des orientations royales et dans un souci de stabilité.
Pour de nombreux observateurs, cette transition constitue un signal positif pour la vie politique nationale. Elle illustre l’importance du renouvellement du leadership, de la transmission démocratique des responsabilités et de la capacité des partis à se projeter au-delà de leurs dirigeants.
-
21:00
-
20:00
-
19:29
-
19:00
-
18:28
-
18:00
-
17:30
-
17:05
-
16:30
-
16:03
-
15:33
-
15:00
-
14:30
-
14:02
-
13:30
-
13:07
-
13:01
-
12:30
-
12:00
-
11:33
-
11:29
-
11:06
-
11:06
-
11:00
-
10:47
-
10:31
-
10:30
-
10:03
-
09:29
-
09:29
-
09:12
-
08:43
-
08:30
-
08:01
-
07:30
-
07:04