Urgent 08:00 Love Brand | Centrale Danone parmi les marques préférées en 2025 23:31 Tanger : un père arrêté après une attaque mortelle dans un hôpital 22:45 TPME : Meriem Zairi plaide pour un accompagnement plus inclusif et transparent 22:30 Santé : Le Maroc défend à Addis-Abeba un modèle africain de financement durable 21:45 Abus de marché : l’AMMC clarifie les contours de la manipulation de cours 21:31 Loukkos : un dispositif renforcé pour protéger les infrastructures agricoles face au risque d’inondation 21:09 Ksar El Kébir : une caravane vétérinaire mobilisée pour sauver le cheptel après les inondations 20:44 EFM de Berlin : le Maroc devient pays à l’honneur et séduit les professionnels du cinéma 20:09 Crédit du Maroc accélère sa croissance et renforce sa rentabilité en 2025 19:00 Espagne : hausse des Marocains affiliés à la Sécurité sociale en janvier 18:00 Le Maroc maintient le droit antidumping sur les tapis mécaniques égyptiens à 35,33 % 17:44 Recherche scientifique : l’Université Internationale de Rabat primée pour ses innovations médicales 17:35 SM le Roi Mohammed VI reçoit le président du Conseil d’administration du Groupe Safran à Casablanca 17:25 SM le Roi préside le lancement d’une usine Safran à Nouaceur et renforce l’essor industriel du Maroc 17:07 Salé : arrestation d’un ressortissant turc recherché par Interpol pour trafic de stupéfiants 16:45 Inondations à Ksar El-Kébir : un dispositif médical d’urgence pour venir en aide à la population 16:32 CAN 2025 : La CAF durcit sa stratégie après les incidents de la finale 16:06 Diplomatie africaine : Aziz Akhannouch représente SM le Roi Mohammed VI au Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba 15:00 Le Pérou cherche à renforcer ses liens commerciaux avec le Maroc 14:45 La Bourse de Casablanca démarre la séance sur une note positive 14:33 Ramadan 2026 : des horaires scolaires aménagés pour s’adapter au rythme du jeûne 14:30 Les Nuits du Ramadan 2026 : un festival musical entre héritage andalou et création moderne 14:14 Iberia–Morocco Startup Connect 2030 : un pont pour l’innovation et les startups 14:00 Pourquoi le Maroc attire massivement les constructeurs automobiles chinois 13:09 Younes Rahmoun au Musée Mohammed VI : une exposition immersive entre spiritualité et art contemporain 12:51 La meilleure adaptation de Dragon Ball est un film de Marsupilami 12:45 Tamesna : la 8ᵉ édition de “Poisson à prix raisonnable” déployée avant Ramadan 12:30 Musique live : Bryan Adams choisit Rabat et Tanger pour deux dates exclusives 11:45 Intempéries : les prisons marocaines maintiennent le cap malgré des conditions climatiques difficiles 11:41 Inondations : un programme d’aide exceptionnel déployé pour soutenir les populations sinistrées 11:30 Salé: démolitions controversées au cœur de la médina 10:44 Lait infantile : les autorités rassurent, mais les familles demandent plus de clarté 09:45 Liquidité bancaire : Bank Al-Maghrib renforce ses injections et porte les avances hebdomadaires à un sommet annuel 09:31 Love Brand | Bounou Yassine parmi les personnalités préférées en 2025 09:00 Love Brand | Dari parmi les marques préférées en 2025 08:45 Électricité : les renouvelables appelées à couvrir la hausse de la demande au Maroc 08:37 Maroc Telecom franchit le cap des 77 millions de clients en 2025 08:32 Maroc Telecom dépasse les 36 milliards de dirhams en 2025 grâce à la 5G et l’international

Tomate à 13 dirhams : les raisons d’une flambée

Jeudi 12 Juin 2025 - 12:00
Tomate à 13 dirhams : les raisons d’une flambée

La tomate, produit de base dans l’alimentation quotidienne des Marocains, voit son prix s’envoler ces derniers jours pour atteindre jusqu’à 13 dirhams le kilo sur certains marchés. Une hausse soudaine qui étonne les consommateurs, d’autant plus que la météo est favorable et que les étals semblent bien garnis. Mais cette apparente abondance masque une réalité plus complexe.

Un creux saisonnier entre deux cycles de production

Selon les professionnels du secteur, cette flambée est principalement due à un décalage naturel dans le calendrier agricole. En effet, la production sous serre, qui alimente le marché durant l’hiver et le printemps, est actuellement en fin de cycle. De son côté, la culture en plein champ, attendue pour l’été, n’a pas encore atteint sa pleine maturité. Résultat : un creux dans l’offre qui perturbe l’équilibre du marché.

Des pertes agricoles aggravées par des facteurs techniques

Cette transition s’est accompagnée de problèmes phytosanitaires dans plusieurs zones de production. Des maladies, renforcées par un manque de semences résistantes, ont provoqué des pertes de rendement pouvant atteindre 30 % dans certains cas. Même les exploitations les moins touchées rapportent des baisses de l’ordre de 20 %.

Une offre locale sous pression, mais un retour à la normale espéré

Face à ces difficultés, des producteurs – notamment dans la région du Souss – choisissent de rediriger une partie de leur production initialement destinée à l’export vers le marché local. Une mesure qui, selon les professionnels, devrait atténuer la tension sur les prix d’ici quelques semaines. Certes, la tomate de plein champ n’offre pas toujours la même qualité esthétique, mais elle reste parfaitement consommable et permettra de rééquilibrer l’offre.

Un modèle agricole dépendant et vulnérable

Au-delà de la conjoncture, cette flambée des prix révèle les fragilités structurelles du modèle agricole marocain. La filière tomate, fleuron de l’exportation marocaine, repose largement sur des intrants importés : semences hybrides, engrais chimiques, systèmes d’irrigation modernes... La majorité de ces intrants provient de l’Union européenne, exposant les producteurs aux fluctuations des marchés internationaux.

En parallèle, l’absence de dispositifs efficaces de stockage et de régulation rend le marché intérieur particulièrement sensible aux variations de l’offre. À la moindre perturbation, les prix flambent, au détriment du consommateur.

Entre performance à l’export et critiques européennes

Ironie du sort : alors que les ménages marocains paient leur tomate au prix fort, le Royaume continue d’exporter massivement ce produit vers l’Europe, réalisant chaque année des milliards de dirhams de recettes. Grâce à un coût de production plus bas et une fenêtre de récolte plus étendue, le Maroc est même parvenu à dépasser l’Espagne sur certains créneaux.

Mais cette compétitivité agace. Plusieurs syndicats agricoles européens dénoncent une concurrence qu’ils jugent déloyale, pointant du doigt des accords commerciaux asymétriques. Certains ont même saisi les autorités européennes, demandant un réexamen des conditions d’accès des tomates marocaines au marché européen.

Vers une remise en question du modèle ?

Cette crise temporaire pourrait donc avoir des répercussions à moyen terme, aussi bien sur les exportations marocaines que sur la structure même de la filière. Entre exigences de souveraineté alimentaire, pression internationale et nécessité de réformer les chaînes d’approvisionnement, le Maroc devra probablement repenser son modèle agricole pour garantir une meilleure résilience... et préserver l’accessibilité de produits essentiels pour sa population.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.