Santé : Le Maroc défend à Addis-Abeba un modèle africain de financement durable
À Addis-Abeba, la réforme sanitaire marocaine a été présentée comme une approche structurante susceptible d’inspirer les politiques publiques du continent. Intervenant lors d’un dialogue de haut niveau organisé en marge de la 39e session ordinaire de l’Union africaine, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a exposé les axes majeurs de la transformation en cours, centrée sur l’intégration de la protection sociale comme pilier financier du système de santé.
Une stratégie financière repensée
Face à ses homologues africains et à des représentants d’institutions financières internationales, le responsable a détaillé l’évolution du financement public consacré à la santé, qui a connu une progression significative en quelques années. Cette dynamique traduit, selon lui, une orientation politique assumée visant à consolider la résilience du système tout en garantissant sa viabilité à long terme.
L’approche défendue repose sur un changement de logique : il ne s’agit plus uniquement d’augmenter les budgets, mais d’optimiser leur utilisation. La réforme met ainsi l’accent sur l’efficacité des dépenses, la gouvernance des ressources et la cohérence entre les priorités sanitaires et les instruments financiers mobilisés.
La protection sociale comme moteur
Au cœur du modèle présenté figure la généralisation de la couverture sociale, conçue comme un levier structurant pour stabiliser le financement de la santé. Cette orientation s’inscrit dans une refonte globale de l’architecture du secteur, englobant l’organisation de l’offre de soins, la gestion des dépenses et les mécanismes de planification. L’objectif affiché consiste à bâtir un système capable d’absorber les chocs sanitaires tout en maintenant un niveau élevé de qualité et d’accessibilité.
Un débat continental sur la souveraineté sanitaire
La rencontre, réunissant ministres de la Santé et des Finances ainsi que partenaires institutionnels, s’est articulée autour d’un enjeu commun : assurer l’autonomie sanitaire des États africains dans un contexte marqué par la contraction de certains financements extérieurs et par la pression croissante sur les budgets publics.
Les échanges ont mis en avant l’importance d’une coordination renforcée entre politiques financières et politiques sanitaires, condition jugée essentielle pour instaurer des modèles durables. Les participants ont également insisté sur la nécessité d’encourager la production locale de médicaments et de vaccins, perçue comme un facteur stratégique d’indépendance et de sécurité sanitaire.
Une vision de coopération continentale
La délégation marocaine a souligné que cette démarche s’inscrit dans une perspective de coopération africaine fondée sur le partage d’expériences et la convergence des stratégies. L’enjeu dépasse la seule dimension nationale : il s’agit de contribuer à l’émergence d’écosystèmes de santé robustes à l’échelle du continent, capables de soutenir la croissance économique et la stabilité sociale.
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