Urgent 20:31 Afdal représentera le Maroc au Winter Summit de Plug and Play dans la Silicon Valley 20:00 Oman accorde aux Marocains un séjour touristique gratuit de 14 jours sous conditions 19:09 Les banques marocaines affichent des résultats solides au premier semestre 2026 18:04 Frais d’inscription en master et doctorat : le débat s’intensifie dans les universités publiques 17:44 Pêche à Al Hoceima : les débarquements reculent de 15 % au premier semestre 2026 16:31 Barrages au Maroc : des réserves d’eau historiquement élevées malgré la vague de chaleur 16:06 Aluminium du Maroc : un chiffre d’affaires de 585,3 MDH au premier semestre malgré un contexte difficile 15:44 Boulemane : un projet de 251 MDH pour sécuriser l’eau potable de 130.000 habitants 15:36 Un prêtre espagnol au cœur d’une polémique après des propos visant le Maroc et les migrants à Sebta 15:31 Automobile au Maroc : les ventes progressent de 15,7 % et les marques chinoises gagnent du terrain 15:29 Casablanca : baisse des prix des légumes et des viandes rouges sur le marché de gros 15:22 Le Maroc devient le premier pays africain à adopter Samsung Finance+ 15:09 Industrie au Maroc : Bank Al-Maghrib signale une hausse de la production et des ventes en juin 14:44 Lancaster Palace Tamuda Bay ouvre ses portes et renforce l’offre hôtelière de luxe au Maroc 14:31 Ibrahim Salah rejoint l’Antwerp FC en prêt avec option d’achat 14:04 Coupe du monde 2030 : un parti portugais conteste la participation du Maroc 13:44 Crise à la FIFA : Gianni Infantino réunit les dirigeants de l’instance mondiale au Maroc 13:31 L’AMMPS renforce l’encadrement du marché des cosmétiques avec un nouveau guide réglementaire 13:03 Fès investit 40 millions de dirhams pour renforcer ses infrastructures de Protection civile 12:38 Cap Holding renforce son leadership avec la prise de contrôle majoritaire de Forafric Maroc 12:22 Espagne : une enquête judiciaire cherche à déterminer si la crise de Sebta pouvait être anticipée 12:17 Affaire « Escobar du Sahara » : le procès en appel reporté au 26 août à Casablanca 12:07 Crise migratoire à Sebta : l’Espagne débloque 25 millions d’euros pour les mineurs non accompagnés 11:22 Inwi déploie la caravane « Win by inwi » pour aller à la rencontre des jeunes cet été 11:07 Maroc : la DGM alerte sur une vague de chaleur et des orages jusqu’à vendredi 10:36 Mondial 2030 : le parti espagnol Sumar demande une révision de la coorganisation avec le Maroc 10:07 Le Roi Felipe VI adresse ses félicitations à Sa Majesté le Roi Mohammed VI 10:02 Opération Marhaba 2026 : plus de 2,74 millions de MRE ont rejoint le Maroc depuis le début de l’été 09:44 Le Maroc et Java oriental renforcent leur partenariat économique et universitaire 09:00 KFC Maroc enrichit son offre estivale avec le lancement du Cheesy Toastie 08:44 Maroc : une éclipse solaire partielle illuminera le ciel le 12 août 08:30 Renault Group Maroc produit près de 200 000 véhicules au premier semestre 2026 08:17 Bank Al-Maghrib publie les cours de référence des devises pour le 5 août 2026 08:00 Air France nomme Khaled Benseba directeur des ventes au Maroc 07:44 CIH Bank clôture avec succès son augmentation de capital de 750 millions de dirhams 07:31 CAN féminine 2026 : le Maroc retrouve l’Afrique du Sud pour un quart de finale décisif 06:59 Revue de presse : économie, emploi et grands projets dominent l’actualité 06:53 Prévisions météo : chaleur persistante et risque d’orages dans plusieurs régions du Maroc 22:30 Festival Été des Oudayas 2026 : quatre soirées musicales d’exception à Rabat 21:30 Billetterie digitale : Raja S.A. s’allie à webook.com pour les trois prochaines saisons

Agadir : polémique autour des noms de rues

Mardi 03 Juin 2025 - 16:33
Agadir : polémique autour des noms de rues

Agadir, ville au passé douloureux et à l’identité plurielle, se retrouve aujourd’hui au centre d’une polémique nationale. À l’origine : une proposition audacieuse émanant de l’Institut marocain des droits de l’homme (MIHR), présidé par Abdellah El Feryadi, qui suggère de rebaptiser plusieurs lieux publics en hommage à des figures juives marocaines. Si l’objectif affiché est de valoriser le patrimoine hébraïque reconnu par la Constitution, la démarche suscite une vive controverse.

Mémoire partagée ou effacement symbolique ?

Dans un courrier adressé au maire d’Agadir, Aziz Akhannouch, le MIHR avance l’idée de substituer les noms de certaines avenues – dont celles portant les noms emblématiques de Allal El Fassi et Abderrahim Bouabid, piliers du mouvement national marocain – par ceux de personnalités juives comme Simon Levy, intellectuel engagé, ou encore le rabbin Khlifa Ben Malka, figure spirituelle de la communauté juive locale.

En parallèle, le Musée de la Reconstruction pourrait être renommé en hommage à Orna Baziz, rescapée du séisme de 1960, tandis que le complexe culturel de Dakhla porterait le nom de l’artiste Neta Elkayam.

Ces propositions, pourtant limitées dans leur portée administrative, ont provoqué un séisme émotionnel sur les réseaux sociaux. Pour de nombreux citoyens, la reconnaissance du patrimoine juif marocain ne doit pas se faire au détriment de figures liées à la lutte pour l’indépendance nationale ou à la cause palestinienne.

Entre patrimoine pluriel et blessures politiques

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Certains saluent une initiative « courageuse » qui incarne l’esprit d’ouverture et de diversité inscrit dans la Constitution de 2011. D’autres, en revanche, y voient une tentative d’effacement de la mémoire nationaliste marocaine au profit d’un agenda politique lié à la normalisation avec Israël.

« Il ne s’agit pas d’un rejet des figures juives marocaines. Il s’agit de ne pas remplacer des symboles fondateurs de l’histoire marocaine », martèle un internaute. Un autre commente : « Honorer Simon Levy, oui, mais pas en gommant Abderrahim Bouabid ».

La situation se complexifie davantage dans un climat marqué par la sensibilité autour du conflit israélo-palestinien. Le nom de Muhammad al-Durrah, enfant palestinien devenu symbole de l’Intifada, pourrait être remplacé dans le complexe Dakhla. Pour certains, cela représente une ligne rouge.

Une affaire qui dépasse la sphère municipale

Au-delà d’Agadir, cette controverse réactive des tensions plus profondes dans le paysage politique marocain. Le MIHR est accusé par ses détracteurs de faire le jeu de la « normalisation culturelle » avec Israël, à travers des gestes symboliques qui touchent à l’imaginaire collectif. Le parti du maire d’Agadir, le Rassemblement national des indépendants (RNI), est également pointé du doigt pour son silence ou sa supposée complicité.

Officiellement, aucune décision n’a été prise. La demande a été enregistrée mais n’a pas encore été discutée lors des sessions du conseil communal. Pourtant, le débat, lui, est bien lancé.

Un miroir des fractures du Maroc contemporain

Cette affaire illustre les tensions entre deux visions du Maroc. D’un côté, une lecture pluraliste de l’identité nationale, ouverte sur son passé multiculturel. De l’autre, une défense farouche des repères historiques nationalistes, considérés comme intangibles.

Agadir, reconstruite après le séisme de 1960, porte en elle les traces d’une mémoire à la fois douloureuse et complexe. La question aujourd’hui n’est pas seulement de savoir quels noms porteront ses boulevards, mais quel récit collectif ces noms doivent incarner.

La polémique, au fond, dépasse les rues d’Agadir : elle interroge la manière dont le Maroc veut raconter son histoire.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.