Urgent 12:00 La police saisit 865 kg de résine de cannabis à Rabat lors d’une opération conjointe avec la DGST 11:30 Noor Atlas : Synergy Consulting soutient Masen dans un montage financier innovant pour 305 MW solaires 11:16 Barid Al-Maghrib obtient l’agrément d’horodatage qualifié et consolide la confiance numérique au Maroc 11:03 Barid Al-Maghrib : premier opérateur marocain agréé en horodatage qualifié 11:01 Importations en hausse, déficit creusé : les échanges extérieurs sous pression 10:30 Lithium au Sahara : le Maroc se positionne dans une future chaîne industrielle stratégique 10:02 Industrie au Maroc : les prix à la production reculent légèrement en février 2026 09:52 Observance thérapeutique au Maroc : Cooper Pharma lance les premières assises pour améliorer le suivi des traitements 09:30 Tourisme : des recettes en forte hausse à fin février 2026 09:25 Arnaques en ligne : Attijariwafa bank alerte sur des usurpations d’identité et appelle à la vigilance 09:10 Maroc : Mohamed Ouahbi fixe le cap sur la Coupe du Monde 2026 après la victoire contre le Paraguay 09:04 Finance mondiale : Casablanca confirme son ambition et séduit les investisseurs 08:53 Les Impériales Week 2026 : une troisième journée sous le signe de l’intelligence collective et de l’action 08:36 Maroc : 95 % des eaux de baignade conformes, mais la pollution plastique persiste 08:30 Carburants : le Conseil de la concurrence pointe des écarts de prix et des dynamiques d’alignement au Maroc 08:03 Patrimoine en péril : l’Intérieur frappe fort après une démolition illégale à Casablanca 07:30 Automobile : les exportations marocaines dépassent 26 milliards de dirhams à fin février 2026 22:35 Bourse de Casablanca : une séance marquée par un repli généralisé 22:00 FRMF Store dévoile sa collection avant le Mondial : entre style et fierté nationale 21:30 Tanger Med anticipe un afflux maritime inédit lié aux tensions au Moyen-Orient 21:00 Carburants : les stations-service dénoncent des pratiques abusives des distributeurs 20:45 Coopération sécuritaire : Le Maroc renforce ses partenariats avec Oman et le Libéria 20:35 Samskip boucle sa première liaison maritime Maroc–Europe sur une note positive 19:44 Santé au Maroc : Lancement de la plateforme « Tarkhis » pour accélérer la transformation numérique 19:41 Love Brand Morocco 2026 : Les marques qui font vibrer les Marocains à l’honneur à Casablanca 18:00 Narcotrafic : un tunnel souterrain sophistiqué découvert à Sebta entre le Maroc et l’Espagne 17:44 Tour Mohammed VI : Un nouveau symbole architectural livré à Rabat 17:33 Tourisme : le Souss-Massa mise sur 2026 pour renforcer son attractivité 17:17 Carburants et heure légale : Le PJD hausse le ton face au gouvernement 17:00 Al Barid Bank confirme sa croissance et renforce ses performances commerciales en 2025 16:31 Cosmétique et médicaments : le Maroc passe à l’ère du 100 % digital avec Tarkhiss 16:26 Justice au Maroc : Le ministère rejoint le portail national d’accès à l’information 16:14 Carburants au Maroc : Nouvelle hausse attendue des prix à la pompe 16:00 Éducation financière : l’ACAPS intensifie ses initiatives en faveur des jeunes au Maroc 15:57 Karim Zidane : vers une convergence intégrée des politiques publiques au Maroc 15:30 Kénitra : une agression violente relance le débat sur la sécurité routière au Maroc 14:59 Les Impériales 2026 : Abdellah Deguig souligne le rôle clé de l’économie culturelle dans le rayonnement du Maroc 14:50 Industrie au Maroc : le HSE, nouveau pilier de performance selon le sommet de JESA 14:30 Maroc – Paraguay : Suivez le match amical des Lions de l’Atlas 14:18 « Daba Or Never » : Anouar Sabri appelle à transformer les atouts de la communication au Maroc 14:00 Alliances Darna : une stratégie foncière qui assure une croissance durable 13:32 Maroc : la Tour Mohammed VI, symbole de modernité et de durabilité, atteint 250 mètres 13:00 Casablanca Finance City : retour au sommet des centres financiers africains en 2026 12:30 Croissance économique au Maroc : léger ralentissement au dernier trimestre 2025 12:21 « Il faut construire des marques, pas seulement des campagnes » : Aissam Fathya interpelle le secteur

Fusion CNOPS-CNSS : un chantier stratégique sous haute tension

Lundi 16 Février 2026 - 12:00
Fusion CNOPS-CNSS : un chantier stratégique sous haute tension

La fusion-absorption de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) devrait devenir effective dans un délai d’environ un an. Cette opération s’inscrit dans le vaste chantier de généralisation de l’assurance maladie au Maroc et constitue l’un des dossiers les plus sensibles de la réforme de la protection sociale. Au-delà des aspects techniques, cette intégration représente un défi organisationnel, humain et financier majeur pour les deux institutions.

Un défi organisationnel complexe

La complexité du projet tient d’abord à l’harmonisation de systèmes d’information distincts et à la convergence de pratiques administratives historiquement différentes. Comme toute fusion d’envergure, l’opération implique une restructuration interne qui devra composer avec des équilibres parfois fragiles et la gestion des doublons au sein des organigrammes.

La redéfinition des rôles et la réorganisation des ressources humaines pourraient susciter des résistances, notamment parmi certains cadres soucieux de préserver leurs prérogatives. L’enjeu consiste à réussir une intégration fluide, sans perturber la continuité du service rendu aux assurés.

La question sensible des avantages des assurés

Pour les quelque 3,1 millions d’assurés actuellement affiliés à la CNOPS, la principale inquiétude concerne la préservation des acquis en matière de remboursement des soins. Le régime de la CNOPS se distingue par des taux particulièrement avantageux : jusqu’à 90 % des frais médicaux engagés dans le secteur privé et 100 % dans les établissements publics. Pour certaines affections lourdes, le reste à charge est plafonné à 10 % du tarif national de référence.

À l’inverse, le régime de l’assurance maladie obligatoire (AMO) administré par la CNSS prévoit en règle générale un remboursement de 70 % du tarif national de référence. Les autorités assurent que l’intégration se fera sans remise en cause des droits acquis, ce qui limite toutefois les marges de manœuvre financières et organisationnelles de la CNSS.

Une soutenabilité financière sous pression

Ce différentiel de couverture pose la question de la soutenabilité financière du système. L’AMO gérée par la CNSS fait déjà face à une hausse continue des dépenses de santé, liée notamment à l’augmentation des maladies chroniques et au vieillissement progressif de la population.

En 2023, le nombre de bénéficiaires du régime AMO administré par la CNSS atteignait 8,9 millions de personnes, contre 7,7 millions deux ans auparavant. Plus de 500 000 nouveaux salariés ont rejoint le dispositif sur la seule année 2023. Le coût moyen de traitement d’un dossier médical s’élevait à 940 dirhams, tandis que près de la moitié des dépenses totales concernaient la prise en charge d’affections de longue durée. Le coût annuel moyen pour un patient atteint d’une maladie chronique dépassait 15 600 dirhams, et les remboursements globaux ont franchi le seuil de 4,3 milliards de dirhams.

La CNSS doit en outre composer avec des difficultés de recouvrement des cotisations, notamment auprès des travailleurs non salariés et des indépendants. Contrairement à la CNOPS, qui bénéficie d’un prélèvement à la source assuré par la Trésorerie générale du Royaume, la CNSS repose sur un mécanisme de collecte plus complexe.

Par ailleurs, certaines grandes entreprises relevant de dispositions spécifiques ne sont pas encore intégrées au régime AMO de droit commun, privant celui-ci de ressources importantes.

Un héritage institutionnel ancien

L’histoire des relations entre la CNOPS et les mutuelles du secteur public remonte à la période antérieure à la mise en place de l’assurance maladie obligatoire. Les mutuelles collectaient alors directement les cotisations salariales auprès des administrations et établissements publics pour financer les soins ambulatoires, tandis que la CNOPS assurait la collecte des cotisations patronales et gérait le tiers payant pour les hospitalisations et les soins lourds.

Après plusieurs tentatives de réforme dans les années 1990, le législateur a opté pour un modèle reposant sur deux organismes gestionnaires principaux : la CNOPS pour le secteur public et la CNSS pour le secteur privé, sous la supervision d’une autorité de régulation chargée d’assurer la cohérence du système national de couverture médicale.

La CNOPS gère également des régimes spécifiques, notamment ceux des étudiants, des cheminots affiliés à l’Office national des chemins de fer et des anciennes victimes de graves violations des droits humains.

Une réforme structurante pour la protection sociale

La fusion annoncée marque une nouvelle étape dans la transformation du système marocain de protection sociale. Elle vise à renforcer la cohérence et l’unification de la couverture médicale, dans un contexte d’élargissement progressif de l’assurance maladie à l’ensemble de la population.

Toutefois, la réussite de ce « mariage » institutionnel dépendra de la capacité des pouvoirs publics à préserver l’équilibre financier du système, à moderniser la gouvernance et à garantir la qualité et l’accessibilité des soins pour tous les assurés. Entre impératif d’unification et nécessité de prudence budgétaire, le chantier s’annonce délicat, mais déterminant pour l’avenir de la couverture sanitaire au Maroc.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.