-
23:50
-
23:46
-
23:34
-
23:15
-
23:00
-
22:45
-
22:30
-
22:00
-
21:41
-
21:30
-
21:09
-
20:46
-
20:20
-
20:00
-
19:22
-
19:19
-
19:09
-
18:39
-
18:20
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:17
-
17:04
-
16:44
-
16:40
-
16:30
-
16:04
-
15:45
-
15:44
-
15:30
-
15:03
-
14:44
-
14:30
-
14:00
-
13:47
-
13:30
-
13:00
-
12:44
-
12:30
-
12:00
-
11:50
-
11:44
-
11:30
-
11:06
-
11:00
-
10:56
-
10:44
-
10:30
-
10:27
-
10:01
-
09:44
-
09:31
-
09:00
-
08:58
-
08:47
-
08:44
-
08:20
-
08:00
-
07:45
-
07:30
-
07:15
-
07:00
Affaire Epstein : la publication intégrale des dossiers de nouveau retardée aux États-Unis
La divulgation complète des documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein continue de se heurter à d’importants obstacles administratifs. Le ministère de la Justice des États-Unis a reconnu qu’il restait encore 5,2 millions de pages à examiner avant toute publication définitive, un travail colossal qui mobilise des centaines de juristes et repousse une nouvelle fois l’échéance fixée par la loi.
Un chantier judiciaire d’une ampleur inédite
Selon un document officiel consulté par la presse américaine, près de 400 avocats, répartis dans quatre bureaux distincts du ministère, ont été mobilisés pour analyser l’ensemble des pièces restantes. Leur mission consiste à vérifier, trier et expurger les documents afin de respecter les obligations légales, notamment la protection de l’identité des victimes.
L’examen de ces archives, prévu entre le 5 et le 23 janvier, impose un rythme soutenu : plusieurs heures de travail quotidien par juriste et l’analyse de centaines de documents par jour.
Une obligation légale difficile à tenir
Une loi adoptée à l’automne avec un large soutien bipartisan contraint l’administration à rendre publics tous les dossiers relatifs à Jeffrey Epstein. Le texte fixait initialement la date butoir au 19 décembre, mais le ministère de la Justice a demandé un délai supplémentaire, estimant qu’une publication précipitée pourrait causer des préjudices irréversibles aux victimes citées dans les documents.
Dans un message officiel, l’institution affirme que les équipes « travaillent jour et nuit » afin de respecter à la fois la loi et les principes fondamentaux de protection des personnes concernées.
Des publications partielles qui entretiennent la controverse
Depuis fin décembre, plusieurs vagues de documents — courriels, photos et pièces judiciaires — ont déjà été rendues publiques. Toutefois, ces divulgations très expurgées ont suscité de vives critiques, notamment au sein de la classe politique républicaine, certains élus estimant que la transparence promise n’est pas pleinement au rendez-vous.
Cette publication fragmentée alimente un malaise persistant autour d’un scandale qui continue d’embarrasser la sphère politique américaine, d’autant plus que certaines figures publiques de premier plan apparaissent, à divers degrés, dans les archives.
Une affaire toujours politiquement sensible
Le nom de l’ancien président Donald Trump reste associé à cette affaire en raison de relations sociales passées avec Epstein dans les années 1990. Donald Trump a toujours affirmé avoir rompu tout lien avant que les crimes ne soient connus et nie toute implication ou connaissance des faits.
Jeffrey Epstein, condamné une première fois en Floride en 2008, avait été inculpé pour trafic sexuel de mineures en 2019 avant d’être retrouvé mort dans une prison de New York, une mort officiellement qualifiée de suicide.
Un scandale loin d’être refermé
Alors que des millions de pages restent encore à analyser, la publication complète du dossier Epstein apparaît comme un test majeur pour la crédibilité de l’administration américaine en matière de transparence judiciaire. En attendant, l’affaire continue de nourrir la défiance de l’opinion publique et de peser sur un climat politique déjà tendu à l’approche des élections de mi-mandat de 2026.