Aïd al fitr : plus de 1200 bénéficiaires d’une grâce royale exceptionnelle
À l’occasion de l’Aïd al fitr 1447 H – 2026, Mohammed VI a une nouvelle fois exercé son droit de grâce en faveur de personnes condamnées par différents tribunaux du Royaume. Cette mesure exceptionnelle, inscrite dans la tradition marocaine, reflète les valeurs de clémence, de réinsertion et d’humanité associées à cette fête religieuse majeure.
Une majorité de bénéficiaires en détention
Selon les données officielles, 1 182 bénéficiaires figurent parmi les personnes graciées dans cette première catégorie. La majorité d’entre eux, soit 1 063 détenus, purgeaient des peines privatives de liberté.
Dans le détail, plusieurs formes de grâce ont été accordées. Certains détenus ont bénéficié d’une remise totale de leur peine, tandis que d’autres ont vu leur peine réduite ou commuée. Un cas particulier concerne la transformation d’une peine à perpétuité en une peine à durée déterminée, illustrant une approche individualisée des dossiers.
Des mesures également en faveur de personnes en liberté
La grâce royale ne s’est pas limitée aux détenus. Au total, 119 personnes en liberté ont également bénéficié de cette mesure. Les décisions concernent notamment des remises ou allègements de peines d’emprisonnement, mais aussi des dispenses d’amendes, ou encore des combinaisons des deux.
Cette diversité de situations témoigne d’une volonté d’adapter la grâce aux réalités judiciaires et sociales de chaque bénéficiaire, tout en favorisant leur réintégration dans la société.
Une ouverture encadrée pour les affaires liées à l’extrémisme
Dans un registre particulier, la grâce royale a concerné 19 détenus impliqués dans des affaires d’extrémisme et de terrorisme. Cette décision reste conditionnée à des engagements clairs de la part des bénéficiaires.
Ces derniers ont en effet exprimé officiellement leur attachement aux constantes nationales, rejeté toute forme d’extrémisme et révisé leurs orientations idéologiques. Ce processus s’inscrit dans une approche de déradicalisation et de réhabilitation, visant à encourager une réintégration responsable au sein de la société.
Une tradition ancrée dans les valeurs nationales
Chaque année, à l’occasion de fêtes religieuses comme l’Aïd al fitr, la grâce royale constitue un moment fort de la politique pénale marocaine. Elle incarne une justice tempérée par la miséricorde, en cohérence avec les valeurs spirituelles et sociales du Royaume.
Au-delà des chiffres, cette initiative met en lumière une vision axée sur la seconde chance, la cohésion sociale et la réconciliation. Elle rappelle également le rôle central de l’institution royale dans la promotion de la clémence et de la solidarité nationale.
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