Kenya : le gouvernement durcit les contrôles contre les pesticides interdits
Le Kenya renforce sa stratégie de lutte contre l’entrée de pesticides non autorisés sur son territoire. Face au risque de voir le pays devenir une destination pour des produits chimiques interdits ou rejetés par d’autres marchés, les autorités ont annoncé un durcissement des contrôles aux frontières.
La décision a été présentée mardi par le secrétaire du Cabinet chargé de l’Agriculture et du Développement de l’élevage, Mutahi Kagwe. Le gouvernement entend renforcer la surveillance des marchandises entrant dans le pays afin d’empêcher l’importation de pesticides ne répondant pas aux normes et réglementations en vigueur.
Une surveillance renforcée aux points d’entrée
Les autorités kényanes ont déjà enregistré une nette réduction des importations de produits phytosanitaires non autorisés. Selon Fredrick Muchiri, directeur général du Conseil des produits de lutte contre les ravageurs, ces importations auraient reculé d’environ 95 %.
Cette baisse est notamment attribuée au renforcement du dispositif de contrôle et à la présence d’agents chargés de la réglementation dans dix postes-frontières et principaux points d’entrée du pays. Cette surveillance accrue aurait permis de limiter les circuits utilisés pour introduire des pesticides interdits ou non conformes.
Vers une harmonisation régionale des règles
Au-delà du contrôle national, le gouvernement kényan plaide également pour une meilleure coordination des réglementations au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
L’objectif est d’éviter que des substances rejetées dans certains pays puissent circuler vers d’autres marchés de la région en raison de différences entre les cadres réglementaires. Pour Nairobi, une harmonisation des règles constituerait un levier supplémentaire dans la lutte contre la circulation de produits chimiques considérés comme non conformes.
À travers cette politique, le Kenya affiche sa volonté de renforcer la protection de son marché agricole et de mieux contrôler les produits phytosanitaires introduits sur son territoire. La poursuite de cette stratégie devrait ainsi s’appuyer à la fois sur une surveillance accrue aux frontières et sur une coopération réglementaire renforcée à l’échelle régionale.
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