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Le Soudan appelle la communauté internationale à sanctionner les Émirats arabes unis

Mardi 04 - 21:14
Le Soudan appelle la communauté internationale à sanctionner les Émirats arabes unis

Le représentant du gouvernement soudanais proarmée a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle agisse contre les Émirats arabes unis, accusés de soutenir militairement les Forces de soutien rapide (FSR), engagées dans une guerre sanglante contre l’armée régulière depuis avril 2023.

S’exprimant à Genève, Hassan Hamid, ambassadeur du Soudan auprès des Nations unies, a dénoncé une « ingérence manifeste » d’Abou Dhabi. « Le fournisseur d’armes est bien connu. Il s’agit des Émirats arabes unis. Le Soudan appelle la communauté internationale à agir sans délai par une décision ferme et concrète », a-t-il déclaré, exhortant les États membres à ne plus se contenter de discussions diplomatiques.

Depuis plus de dix-huit mois, le pays est ravagé par un conflit opposant l’armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, aux FSR du général Mohamed Hamdan Daglo, dit « Hemetti ». L’armée contrôle le nord, le centre et l’est du pays, tandis que les FSR dominent l’ouest et une partie du sud. Les deux camps sont accusés de crimes graves, notamment d’exécutions sommaires, de viols et d’attaques contre les civils.

Selon plusieurs rapports d’enquête, y compris des analyses OSINT (renseignements à sources ouvertes), des cargaisons d’armes et de munitions transiteraient depuis les Émirats arabes unis vers les FSR par le biais de pays voisins tels que le Tchad, la Libye, le Kenya ou la Somalie. Des allégations que les autorités émiraties ont systématiquement rejetées, tout en affirmant soutenir une solution politique au conflit.

La tension s’est encore accrue après la prise d’El-Facher, dernière grande ville du Darfour encore tenue par l’armée, tombée aux mains des FSR le 26 octobre. Des témoignages recueillis par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme font état de « massacres, viols, pillages et déplacements forcés » dans cette région déjà dévastée par vingt ans de conflits intercommunautaires.

« Tant que les livraisons d’armes ne seront pas stoppées, les atrocités se poursuivront », a insisté Hassan Hamid, accusant l’inaction internationale de « donner un feu vert aux milices ». L’ambassadeur a réclamé une « pression publique et décisive » sur Abou Dhabi afin d’obtenir la fin du financement et de l’armement des FSR.

Sur fond d’indifférence mondiale, le conflit soudanais a déjà provoqué la mort de milliers de civils et le déplacement de plus de dix millions de personnes, selon les estimations de l’ONU. Le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans une crise humanitaire et politique d’une ampleur sans précédent, tandis que les appels à une médiation internationale restent, pour l’heure, sans effet.



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