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Plaintes, enquêtes, coopération internationale : les chiffres clés du parquet en 2024
Les parquets du Royaume ont affiché, en 2024, une performance inédite en matière de traitement des dossiers judiciaires. Selon le rapport annuel sur le fonctionnement du parquet et la mise en œuvre de la politique pénale, rendu public par la présidence du Ministère public, le nombre de plaintes liquidées a dépassé celui des plaintes enregistrées sur la même période.
Au total, 497.052 plaintes ont été traitées en 2024, contre 481.145 enregistrées, traduisant un taux de liquidation de 104 % pour les nouvelles affaires et de 88 % pour les dossiers en instance. Cette dynamique a permis de réduire significativement le stock résiduel, passé de 82.558 plaintes en 2023 à 66.651 un an plus tard.
La même tendance se confirme pour les procès-verbaux transmis par la police judiciaire. Sur plus de 2,42 millions de dossiers en instance, près de 2,3 millions ont été traités, soit un taux de traitement avoisinant les 95 %. Le reliquat a ainsi reculé de plus de 17.000 dossiers, un résultat attribué à l’amélioration des mécanismes de coordination entre les parquets et les services d’enquête.
Le rapport révèle également que plus de 664.000 personnes ont été déférées devant la justice en 2024. Parmi elles, 14,19 % ont fait l’objet de poursuites en détention provisoire, un taux en baisse notable par rapport aux années précédentes, illustrant le recours accru aux alternatives légales à la privation de liberté. Plus de 46.000 affaires ont ainsi été traitées avec mise en liberté sous caution, tandis que près de 16.000 dossiers ont été réglés à l’amiable dans le cadre des dispositions prévues par le Code de procédure pénale.
En matière pénale, les parquets ont également intensifié leur action dans le suivi des enquêtes et des audiences. Plus de 31.000 demandes d’ouverture d’enquête ont été formulées et plus de 69.000 audiences pénales ont été couvertes à l’échelle nationale. Les voies de recours ont, pour leur part, concerné près de 116.000 décisions, dans une logique affichée de rationalisation et de ciblage des recours relevant de l’intérêt général.
Sur le plan civil et familial, plus d’un million de procédures ont été enregistrées, couvrant notamment les affaires de la famille, la protection de l’enfance, la nationalité et l’état civil. La légalisation de documents par la formalité de l’Apostille a, à elle seule, concerné plus de 530.000 actes.
Le rapport met également en lumière l’ampleur de la coopération judiciaire internationale. En 2024, les parquets marocains ont traité des centaines de commissions rogatoires, de dossiers d’extradition et de mandats d’arrêt internationaux, aussi bien en matière pénale que civile, renforçant la lutte contre l’impunité et le respect des engagements internationaux du Royaume.
Enfin, malgré une augmentation du nombre de magistrats du parquet – 1.223 à fin 2024, en hausse de 12,5 % – la charge de travail demeure élevée. Chaque magistrat a traité en moyenne plus de 7.600 procédures sur l’année, soit plus de 28 dossiers par jour. Un volume qui souligne à la fois l’intensité de l’activité judiciaire et les efforts soutenus déployés pour améliorer l’efficacité du service public de la justice.