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PME marocaines : un appel urgent pour réduire la fracture territoriale

Mardi 09 Décembre 2025 - 09:00
Par: Naji khaoula
PME marocaines : un appel urgent pour réduire la fracture territoriale

Les petites et moyennes entreprises marocaines tirent de nouveau la sonnette d’alarme. À travers ce qui est désormais qualifié d’“Appel de Dakhla”, l’Instance marocaine des petites entreprises interpelle les pouvoirs publics sur l’urgence d’une véritable justice territoriale. Selon elle, réduire les disparités entre les régions n’est plus seulement souhaitable : c’est devenu un passage obligé pour renforcer la compétitivité nationale et soutenir l’essor entrepreneurial partout dans le Royaume.

Dans son document, l’Instance souligne le besoin pressant de corriger les écarts en matière d’accès au soutien, à l’accompagnement et au financement. Elle insiste sur l’importance de garantir aux entrepreneurs des provinces du Sud les mêmes opportunités que ceux des grands centres économiques. Cette demande s’accompagne d’un appel à intégrer pleinement les acteurs locaux dans les chantiers de développement engagés dans les régions sahariennes.

L’“Appel de Dakhla” ne se limite pas à constater les difficultés : il préconise également la création de passerelles économiques entre les différentes régions du pays, la consolidation des dispositifs de proximité dédiés à l’appui des petites entreprises et l’harmonisation de la vision nationale en matière de développement entrepreneurial.

Rachid Ouardighi, président de l’Instance marocaine des petites entreprises, estime que les opportunités d’affaires “n’atteignent pas toujours l’ensemble des petites entreprises”, en raison notamment d’une diffusion insuffisante de l’information et de procédures administratives encore trop complexes. Il pointe du doigt l’efficacité limitée de certains services dans la vulgarisation des programmes d’appui, ce qui empêche de nombreuses sociétés, surtout en zones enclavées, d’accéder aux marchés publics.

Pour lui, la justice territoriale doit s’appuyer sur des mécanismes clairs, assurant un accès fluide à l’information et aux services essentiels. Les grandes villes comme Casablanca, Rabat ou Tanger bénéficient d’un écosystème entrepreneurial structuré : infrastructures d’accompagnement, associations professionnelles actives, formations adaptées… Un modèle difficile à reproduire dans d’autres régions où l’offre de soutien demeure plus restreinte.

La formation professionnelle est également jugée cruciale pour renforcer la compétitivité des petites entreprises. Or, dans les zones éloignées, les entrepreneurs se heurtent à des lacunes persistantes : manque de centres de formation, rareté des dispositifs d’accompagnement et difficultés logistiques.

Selon Ouardighi, la justice territoriale est un levier essentiel pour dynamiser l’économie locale, attirer les investissements et créer de nouveaux emplois dans toutes les régions du Royaume.

L’économiste Yassine Aalia partage ce constat et estime que la fracture territoriale constitue un frein majeur à la performance économique globale. Il rappelle que les PME installées dans des pôles à forte activité – tels que Casablanca ou Kénitra – bénéficient d’un accès plus aisé aux marchés et à l’investissement, contrairement à celles opérant dans des villes éloignées comme Errachidia ou Tiflet, où les opportunités demeurent limitées.

Ce déséquilibre accentue la différence entre régions en termes de contribution au produit intérieur brut. L’expert met en garde contre les risques d’une surconcentration de l’activité économique dans quelques pôles au détriment des zones marginalisées, qui continuent de manquer d’investissements structurants.

Aalia souligne également un autre défi : dans plusieurs régions défavorisées, les grands groupes captent la majorité des marchés publics, laissant peu de marge aux petites et moyennes entreprises qui, faute de moyens, éprouvent des difficultés à rivaliser.

Face à ces constats, les acteurs économiques appellent à une action rapide et concertée. Pour eux, la justice territoriale n’est pas seulement une revendication des PME : c’est une condition essentielle pour assurer un développement équilibré et inclusif à l’échelle nationale.


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