Adouls au Maroc : Une grève nationale prolongée pour contester la loi 16.22
Le climat de tension entre les représentants de la profession des adouls et les pouvoirs publics franchit un nouveau seuil. L’Ordre national des adouls a officialisé la reconduction de son mouvement de protestation à l’échelle nationale, annonçant un arrêt total des activités du 2 au 10 mars 2026. Au cœur du désaccord : le projet de loi n°16.22 encadrant l’organisation de cette profession, contesté par ses membres qui dénoncent un texte adopté sans concertation suffisante.
Un conflit qui s’installe dans la durée
Les adouls, officiers publics chargés d’actes juridiques liés notamment au mariage, au divorce ou aux successions, s’opposent fermement à ce qu’ils considèrent comme une réforme déséquilibrée. Dans une communication officielle datée du 23 février 2026, leur instance représentative affirme que les amendements proposés par les professionnels comme par plusieurs groupes parlementaires n’ont pas été intégrés dans la version adoptée.
La première phase de mobilisation, organisée les 18 et 19 février, avait déjà entraîné une suspension complète des prestations dans tout le pays. Fort de ce qu’il présente comme un mouvement largement suivi, l’Ordre national entend désormais accentuer la pression pour obtenir l’ouverture de discussions directes avec l’exécutif.
Un appel au dialogue institutionnel
Au-delà du mot d’ordre de grève, les représentants de la profession sollicitent explicitement l’intervention du chef du gouvernement afin d’engager des négociations jugées indispensables. L’objectif affiché consiste à revoir le cadre juridique proposé et à garantir, selon eux, le respect des prérogatives et de la dignité de leur fonction.
Dans cette optique, les instances régionales ont été invitées à organiser des rencontres médiatiques afin d’expliquer au public les motivations du mouvement. Cette stratégie vise à inscrire le débat dans l’espace public et à mettre en lumière le rôle social des adouls, souvent décrits comme des acteurs clés de la médiation familiale et du règlement des affaires civiles.
Une réforme qui cristallise les tensions
Pour les professionnels mobilisés, la réforme contestée ne se limite pas à une évolution administrative : elle toucherait à l’équilibre même de la profession. Certains y voient un précédent susceptible d’affaiblir leur autonomie et d’altérer leur mission juridique et sociale. Les représentants du secteur parlent d’une situation qu’ils qualifient de discriminatoire sur le plan législatif.
Le bras de fer engagé pourrait ainsi se prolonger si aucun compromis n’est trouvé. À court terme, l’impact de la grève risque de se faire sentir sur les démarches administratives de nombreux citoyens, notamment celles liées aux actes familiaux. À plus long terme, l’issue des discussions déterminera l’avenir du cadre réglementaire régissant cette profession historique du système juridique marocain.
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