Urgent 22:33 L’Espagne sacrée championne du monde 2026 après une victoire historique face à l’Argentine 20:10 CAN 2025 : le Maroc conserve son titre, entre controverses, révélations et désinformation 19:10 Bouznika mobilise plus de 1.200 enfants autour de la préservation de l’eau avec le Smart Water Village 18:10 Près de 1.000 feux de forêt au Canada : les fumées atteignent le nord-est des États-Unis 17:15 Le dirham gagne du terrain face au dollar et à l’euro, selon Bank Al-Maghrib 16:35 Le besoin de liquidité bancaire recule en juin 2026, selon Bank Al-Maghrib 16:00 Une exoplanète potentiellement habitable révèle pour la première fois une atmosphère 15:30 La Chine augmente les prix des carburants sous l'effet de la remontée des cours du pétrole 15:00 Jordanie : l’ambassade américaine met en garde contre des menaces visant l’aéroport et le port d’Aqaba 14:32 Le CCM consacre plus de 24 millions de dirhams au financement de 20 nouveaux projets cinématographiques 14:00 Le Maroc, septième importateur mondial de bovins vivants et premier client de l’Espagne 13:37 Casablanca accueille cinq pumas au Parc zoologique d’Aïn Sebaâ 13:00 Bounou au cœur du mercato : la Juventus et Fenerbahçe à l'affût, Al-Hilal veut le retenir 12:45 OCP Nutricrops et Koch Ag renforcent leur alliance avec une nouvelle coentreprise à Jorf Lasfar 12:30 RDC : 121 ressortissants rapatriés après des violences xénophobes en Afrique du Sud 12:02 Ballon d'or 2026 : Lionel Messi et Lamine Yamal au cœur d'une course relancée avant la finale du Mondial 11:44 Les incendies gagnent du terrain en Espagne avec plus de 28 000 hectares détruits 11:31 Les États-Unis identifient la cause d'une épidémie de cyclosporose liée à de la laitue servie chez Taco Bell 11:00 Loukkos : un investissement de 700 millions de dirhams pour moderniser l’irrigation et soutenir plus de 7.000 agriculteurs 10:46 La BERD envisage un prêt de 100 millions d’euros pour accélérer la transformation numérique de l’ONDA 10:30 La prison locale d’Azrou réfute des accusations sur la distribution des repas aux détenus 10:00 L'AS Rome s'intéresse à Zakaria El Ouahdi pour renforcer sa défense 09:40 Airbus décroche une commande de 95 avions auprès de trois compagnies aériennes chinoises 09:30 Cour des comptes : le Maroc renforce la coopération internationale pour moderniser le contrôle des finances publiques 09:00 Les États-Unis intensifient leurs frappes contre l’Iran après la mort de deux soldats américains 08:43 Facebook et Instagram victimes d'une panne touchant des milliers d'utilisateurs 08:35 Après près de quatre siècles, la France et les Pays-Bas officialisent définitivement leur frontière à Saint-Martin 08:31 Coupe du Monde 2026 : Mbappé domine le classement des buteurs avant la finale Espagne-Argentine 08:27 Météo : chaleur persistante et risques d’orages localisés ce dimanche 19 juillet 2026 08:00 Dakhla poursuit sa modernisation avec d’importants chantiers d’aménagement urbain

Santé mentale : ces oubliés de la rue qui interpellent la conscience collective

Lundi 19 Mai 2025 - 12:40
Par: Naji khaoula
Santé mentale : ces oubliés de la rue qui interpellent la conscience collective

Ils sont là, à portée de regard, mais souvent invisibles. Des hommes et des femmes, parfois des enfants, qui errent dans les rues des villes marocaines, livrés à eux-mêmes. Pour beaucoup, la rue est devenue le seul abri possible, le dernier refuge d’une vie déstructurée par la maladie mentale et l’abandon. L’alerte est lancée par le bureau régional de l’Observatoire international des médias et des droits de l’Homme, qui dénonce une situation alarmante, longtemps passée sous silence.

Dans un récent communiqué, l’Observatoire tire la sonnette d’alarme : les personnes atteintes de troubles mentaux se retrouvent livrées à elles-mêmes dans l’espace public, sans soins, sans protection, et sans accompagnement. Si certains sont pacifiques, d’autres peuvent, en l’absence de traitement, développer des comportements agressifs, au risque de nuire à eux-mêmes ou aux autres. Mais tous partagent un même sort : une vie de dangers constants. Exposition à la circulation, à la faim, aux violences, à l’exploitation sexuelle et à des conditions de vie inhumaines.

L’organisme évoque une triple menace : pour soi, pour autrui, et pour la dignité humaine. « Ces personnes sont plongées dans une détresse extrême, ignorées par les politiques publiques, sans accès à des soins adaptés ni à un accompagnement digne », déplore l’Observatoire. Les femmes et enfants sont les plus exposés, particulièrement vulnérables aux abus sexuels. Des transferts arbitraires de certaines personnes vers des villes secondaires ont même été signalés, présentés comme des « solutions » alors qu’ils traduisent un manque criant de stratégie.

Une législation à la traîne

La crise est aussi structurelle. Le projet de loi 13-71, censé moderniser la législation sur la santé mentale en remplaçant le dahir de 1959, a été suspendu après sept années d’inaction, puis retiré en 2023. Un recul qualifié de « grave » par l’Observatoire, qui appelle à la reprise urgente du processus législatif.

Le déficit en infrastructures psychiatriques et en professionnels de santé mentale reste préoccupant. Le pays manque cruellement d’hôpitaux spécialisés, de personnel formé et de dispositifs de prise en charge décentralisés. L’Observatoire recommande une répartition équitable des établissements psychiatriques sur l’ensemble du territoire, afin d’assurer l’égalité d’accès aux soins.

Vers une prise en charge plus humaine

Parmi les mesures préconisées figurent la création de centres d’accueil et d’écoute, le renforcement des équipements hospitaliers, mais aussi l’humanisation des services psychiatriques. L’objectif : restaurer la dignité des patients, souvent traités avec indifférence ou suspicion.

Le développement de brigades médico-sociales mobiles est également évoqué. Ces équipes pluridisciplinaires — composées de médecins, d’agents de sécurité, de pompiers et de représentants des autorités — auraient pour mission d’identifier et de prendre en charge les personnes errantes atteintes de troubles mentaux, en les orientant vers des structures adaptées.

L’Observatoire appelle aussi à la réhabilitation de l’hôpital psychiatrique de Berrechid, établissement de référence à l’échelle nationale, ainsi qu’à la création de centres interrégionaux pour désengorger les hôpitaux existants.

Des soins pour tous, y compris les migrants

Enfin, l’organisation attire l’attention sur le sort des migrants subsahariens souffrant de troubles psychiques. Elle réclame une prise en charge spécifique, fondée sur des bilans médicaux réguliers et des soins adaptés, dans le respect des valeurs d’humanité et d’accueil du Royaume.

Une urgence sociale et humaine

Au-delà des chiffres et des constats, c’est un appel à la conscience collective que lance l’Observatoire. Car derrière chaque silhouette errante, il y a une histoire brisée, un être humain abandonné, un citoyen privé de droits fondamentaux. Dans un pays qui aspire à la justice sociale, la santé mentale ne peut plus rester le parent pauvre des politiques publiques.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.