Urgent 15:48 Epson renforce son engagement solidaire au Maroc après les inondations 15:45 Maroc : alerte météo pour vents violents et orages dans plusieurs provinces 15:04 Love Brand | Afriquia Gaz parmi les marques préférées des consommateurs 15:00 Bourse de Casablanca : le marché démarre la séance sur une note positive 14:30 Casablanca : la police interpelle le second suspect dans l’affaire du vol à la tire filmé 13:57 Sahara : Washington accueille de nouvelles négociations sous l’égide de l’ONU 13:50 Football mondial : Fouzi Lekjaa souligne l’impact de la gouvernance Infantino 13:42 Fiscalité Maroc : la DGI fixe la date limite du 2 mars pour les déclarations 2025 13:13 Justice au Maroc : la cour d’appel de Rabat reporte l’affaire Mohamed Ziane 13:03 Intempéries au Maroc : Kénitra et Sidi Kacem finalisent le retour des habitants évacués 12:56 Maroc–Koweït : SM le Roi Mohammed VI adresse un message de félicitations à l’Émir à l’occasion de la fête nationale 12:51 Résultats 2025 : Attijariwafa bank affiche une forte hausse de son bénéfice 12:38 Casablanca : plus de 500 tonnes de poissons au marché de gros au sixième jour du Ramadan 12:33 CAN 2025 : tensions diplomatiques autour des supporters sénégalais au Maroc 12:31 Trafic aérien : les grands aéroports africains accélèrent leur croissance en 2025 12:14 Love Brand | Taouil Adil parmi les influenceurs préférés en 2025 12:00 Tuberculose bovine : 27.500 têtes abattues, la surveillance sanitaire renforcée 11:57 Younes Seddiki nommé vice-président de Deutsche Bank à Londres 11:45 La Russie expédie 33 000 tonnes de blé vers le Maroc en février 11:35 Résultats 2025 : Saham Bank dépasse 6,2 milliards de dirhams de PNB 11:31 Ramadan 1447 : 150.000 repas du Ftour distribués par la Garde Royale au profit des familles nécessiteuses 10:53 GITEX AFRICA Morocco 2026 : Marrakech s’impose comme hub continental de l’intelligence artificielle 10:46 Ramadan : l’évolution des usages mobiles inspire l’innovation technologique d’OPPO 10:44 Justice : la cour d’appel d’Oujda allège des peines liées aux protestations Gen Z 10:30 Financement des accidents du travail : les redevances 2026 précisées 10:15 Botola Pro D1 : cinq arbitres suspendus après le match Raja Casablanca – Ittihad Tanger 10:00 Martil : arrestation d’un Néerlandais recherché par Interpol pour escroquerie et blanchiment 09:44 Investissements : le Maroc parmi les principaux bénéficiaires africains des financements de la BEI en 2025 09:30 Ferraille polonaise : les livraisons au Maroc chutent en 2025 09:04 Stellantis renforce son ancrage au Maroc avec la production du nouveau Fiat Fastback à Kénitra 09:00 Expropriation : la réforme qui veut débloquer les grands projets 23:50 Tiznit : l’AMDH dénonce les transferts controversés de migrants 23:44 Le Maroc au centre du commerce européen après le divorce avec la Russie 23:30 Le FEC accélère en 2025 et consolide son rôle dans le financement territorial 22:30 Armement : 29,6 millions d’euros d’importations depuis l’Espagne en 2025 22:15 Le grand marché des transferts politiques au Maroc : opportunisme et stratégie électorale 22:00 Migration irrégulière : 189 candidats au départ vers les Canaries interceptés au large de Dakhla 21:44 Réforme du marché pharmaceutique au Maroc : les recommandations du Conseil de la concurrence divisent la profession 21:31 WafR sécurise une levée de fonds stratégique pour accélérer l’inclusion financière digitale au Maroc 21:15 Bourita défend la transparence et l’équité des tarifs consulaires 20:45 Gares routières : le Maroc engage une réforme structurelle pour une gestion modernisée 20:30 Hakimi renvoyé en procès : Luis Enrique reste prudent, le joueur clame son innocence 19:47 Fin d’une ère : Walid Regragui quitte les Lions de l’Atlas 19:44 Tomates : le Maroc devient le premier fournisseur en valeur du marché ibérique en 2025 19:14 Maroc : le défi du vieillissement et de l’économie du care 18:04 Jeux de la francophonie 2027 : le Maroc lance la sélection de ses artistes pour Erevan 17:44 Industrie : Lesieur Cristal stabilise son chiffre d’affaires et accélère sa décarbonation 17:30 Marché de l’or au Maroc : vers un renforcement de la traçabilité et de la lutte contre la contrebande 17:00 Maroc : la Chine accélère ses investissements verts et industriels 16:44 Trafic international de voitures volées : un réseau démantelé entre le Maroc, l’Espagne et l’Algérie 16:30 Les ventes de ciment au Maroc plongent de 18,8 % en janvier 2026 16:19 Boumadine : nouvelle découverte à haute teneur 16:15 Programme Forsa : Dernière ligne droite pour demander le report des remboursements de prêts 16:00 Marché de l’habillement : le Maroc reste un acteur clé malgré la concurrence asiatique

"Without trust, there can be no genuine peace…"

Dimanche 20 Avril 2025 - 17:34
Par: Sabri Anouar
"Without trust, there can be no genuine peace…"

Les nations, comme les êtres humains, vivent de relations. Et toute relation, pour durer, a besoin d’un socle invisible mais vital : la confiance. Lorsqu’elle s’effrite, tout vacille. Le dialogue devient confrontation. La coopération, méfiance. Et la paix, au mieux, une pause entre deux tensions.
Cette vérité résonne aujourd’hui avec une gravité particulière au Sahel, où les liens entre États, peuples et institutions se fragilisent, se tendent, parfois se brisent. Ce n’est pas seulement la sécurité qui est en jeu. C’est la possibilité d’un avenir commun. Car les traités ne suffisent pas. Les alliances non plus. Ce qui fait tenir les relations, c’est cette matière invisible mais essentielle : la confiance. Sans elle, il n’y a pas de diplomatie. Il n’y a que des arrangements temporaires.

Ce que dit la confiance

Le choix de cette citation de Ban Ki-moon (ancien secrétaire général des Nations unies, diplomate sud-coréen né en 1944) — “Without trust, there can be no genuine peace—neither in society nor in the international arena.” — ne relève pas du simple effet rhétorique. Elle résume un principe fondamental : sans confiance, la paix ne repose sur rien de durable.
Et cette absence de paix n’est jamais simplement une affaire d’idéologie ou de rapports de force. Elle révèle d’abord un échec relationnel. Si cet édito se penche sur le Sahel, c’est parce que cette région incarne intensément les conséquences de la rupture des liens : insécurité permanente, revirements de posture, influences croisées, perte d’ancrage. Le tout sur fond de frustration populaire, de crise institutionnelle et de recomposition des alliances.
C’est aussi parce qu’à ce délitement, le Maroc oppose une autre lecture, une autre manière de faire relation, une autre façon d’être présent.
L’épisode diplomatique du 6 avril 2025 illustre cette fragilité. Ce jour-là, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont rappelé leurs ambassadeurs en Algérie après la destruction, par l’armée algérienne, d’un drone malien à la frontière. L’Alliance des États du Sahel y a vu une atteinte à sa souveraineté. L’Algérie a riposté en rappelant ses propres ambassadeurs et en fermant son espace aérien au Mali.
Ce n’est plus seulement la coopération qui s’effondre, mais le langage même des relations diplomatiques. La défiance remplace le dialogue. Et c’est là que se joue l’essentiel : sans confiance, plus rien ne tient.

Une relation séculaire, une vision contemporaine

Le Maroc n’a pas découvert le Sahel au XXIe siècle. Depuis des siècles, des liens profonds unissent le royaume à cette région : routes caravanières, échanges intellectuels, ancrage religieux, proximité humaine. De Tombouctou à Gao, l’influence marocaine s’est exercée non par conquête, mais par rayonnement.
Cette histoire n’a jamais été rompue. Elle a changé de forme, traversé des silences, mais elle n’a cessé de produire du lien. Aujourd’hui encore, elle inspire une diplomatie enracinée, patiente, à rebours des logiques d’ingérence.
Cette posture s’exprime dans le temps long. Le Maroc n’a pas cédé à l’alarmisme ni à la condamnation facile. Il agit. Discrètement, mais avec constance. Il ne promet pas, il construit. Il ne commente pas, il se connecte. Il agit moins par injonction que par influence, moins par démonstration de force que par continuité d’alliance. Il conjugue les leviers du soft power à une vision stratégique d’un continent africain émancipé, solidaire et multipolaire.

Face à l’emballement, une diplomatie de constance

Les dernières semaines n’ont fait que confirmer l’urgence. Début avril, la Russie annonçait son soutien militaire aux juntes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, actant un tournant géopolitique majeur. En février, les services marocains démantelaient une cellule de l’État islamique liée au Sahel, avec des projets d’attentats sur notre sol.
Face à cette recomposition rapide, le Maroc n’adopte pas de position de surplomb. Il n’alimente pas les tensions. Il agit sur la durée, selon une ligne claire : celle de la construction. Là où d’autres agitent les armes ou les doctrines, le Maroc propose des solutions. Il forme des imams. Il conseille des institutions. Il accompagne des agricultures. Il bâtit des routes. Il écoute avant d’agir. Et lorsqu’il agit, c’est pour relier.

Faire le choix de la coopération

La relation, dans sa forme la plus noble, précède l’économie, transcende la politique, et parfois même défie l’histoire. Ce sont les relations — entre individus, sociétés, nations — qui font les équilibres durables. Là où elles se rompent, l’instabilité prospère.
Bertrand Russell (philosophe britannique et Prix Nobel de littérature 1950, 1872-1970) le rappelait avec justesse : “The only thing that will redeem mankind is cooperation.
Coopérer, ce n’est ni s’aligner, ni céder. C’est reconnaître que la paix ne s’impose pas. Elle se construit. Et elle se construit à travers des relations fondées sur la confiance.

L’art de la retenue

La diplomatie marocaine ne s’exhibe pas. Elle s’inscrit. Elle repose sur une retenue rare. Trois piliers la fondent : une légitimité spirituelle et historique largement reconnue dans les pays sahéliens, une logique de partenariat intégré et gagnant-gagnant, et une constance qui transcende les régimes.
Henry Kissinger (ancien Secrétaire d'État des États-Unis et Prix Nobel de la paix de 1973, 1923-2023) aurait pu décrire le Maroc lorsqu’il définissait la diplomatie comme : “Diplomacy: the art of restraining power.

Une vision royale

Formation d’imams dans un islam tolérant. Port de Dakhla Atlantique comme cordon logistique entre le Maroc et les États sahéliens. Projets dans l’agriculture, l’énergie, l’éducation. Coopération sécuritaire discrète et efficace. Présence diplomatique continue, même dans les pays en transition. Engagement assumé pour une coopération Sud-Sud portée par la vision royale.
Le 6 novembre 2023, à l’occasion du discours de la Marche Verte, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assite, annonçait l’Initiative Royale pour l’accès des pays sahéliens à l’Atlantique. Une vision structurante pour désenclaver les économies de l’intérieur du continent et leur ouvrir un accès logistique, commercial et énergétique durable.
Dans ce cadre, le port de Dakhla Atlantique devient un pilier stratégique. Plus qu’un port, c’est une porte. Un trait d’union entre le cœur du continent et les courants du monde. Ce projet illustre ce que peut une diplomatie marocaine : souveraine, tranquille, tournée vers l’intégration.

Une vision souveraine pour un destin partagé

Ce que vit le Sahel est à la fois un signal et un test. Signal de ce que devient une région quand les liens se défont. Test pour ceux qui prétendent à un leadership africain, mais peinent à préserver les fondements de la relation..
Le Maroc ne figure peut-être pas dans la cartographie étroite du Sahel, mais il en partage les défis, les équilibres à préserver, et les horizons à construire. Car un destin ne s’impose pas. Il se construit. Relation après relation. Acte après acte. Dans la durée.
Et c’est bien là la force de la vision marocaine : elle ne se réduit pas à une stratégie conjoncturelle. Elle trace un cap. Elle exprime une manière d’être au monde. Et pour le Maroc, elle incarne une fidélité à son histoire, et un engagement envers un avenir à la hauteur de ses responsabilités.


Sous-Rubrique Maroc

  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.