Grand Atlas : Transparency Maroc alerte sur la reconstruction
Deux ans après le séisme qui a frappé la province d’Al Haouz et plusieurs territoires du Grand Atlas, Transparency Maroc dresse un constat critique sur l’état d’avancement de la reconstruction. Dans un rapport couvrant le dernier trimestre 2025, présenté le 26 février, l’ONG évoque des retards persistants et un déficit de transparence dans la gestion du programme post-catastrophe.
Un décalage entre annonces et réalité
Le tremblement de terre de septembre 2023 a provoqué d’importantes destructions dans des communes rurales enclavées. Si un vaste plan de relogement et de réhabilitation des infrastructures a été annoncé, l’organisation estime que l’exécution sur le terrain ne suit pas toujours le rythme affiché.
De nombreux dossiers ont été validés sur le plan administratif, mais les reconstructions effectivement achevées restent, selon le rapport, en deçà des attentes. Des familles vivent encore dans des logements provisoires, exposées aux conditions climatiques difficiles de la région montagneuse.
Des disparités territoriales marquées
Élaboré avec le soutien de la Heinrich Böll Stiftung et en partenariat avec des acteurs associatifs locaux, le rapport souligne des écarts significatifs entre communes. Certaines zones bénéficient d’une meilleure coordination et d’un accompagnement technique structuré, tandis que d’autres font face à un manque d’ingénierie et à des lenteurs administratives.
Transparency Maroc appelle à la mise en place d’une cartographie publique, régulièrement actualisée, permettant de suivre l’état d’avancement des travaux, les budgets engagés et les délais prévisionnels.
Gouvernance et accès à l’information
L’ONG pointe également l’absence d’un mécanisme unifié de centralisation des données. Selon elle, les informations relatives aux marchés publics, aux financements mobilisés et à l’impact réel des projets restent difficilement accessibles aux citoyens.
Elle plaide pour davantage de transparence dans la publication des contrats liés à la reconstruction, une clarification des critères d’éligibilité aux aides et la mise en place d’audits indépendants afin de renforcer la reddition des comptes.
Des services publics encore fragilisés
Au-delà du logement, la reconstruction des écoles, centres de santé et axes routiers accuse, dans certaines communes, des retards significatifs. Cette situation affecte la continuité des services de base et pèse sur la scolarité des enfants ainsi que sur l’accès aux soins.
Pour Transparency Maroc, la reconstruction ne peut être réduite à un simple chantier immobilier. Elle doit s’inscrire dans une stratégie globale de développement territorial, intégrant la résilience aux catastrophes naturelles et la réduction des inégalités entre milieux urbains et ruraux.
Deux ans après la catastrophe, l’ONG estime que la réussite du chantier du Grand Atlas dépendra moins des annonces que de la capacité des institutions à instaurer une gouvernance claire, coordonnée et transparente.
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