Affaire Abderrahim Fakir : un examen toxicologique prévu le 3 septembre à Pavie
L’enquête sur la mort d’Abderrahim Fakir en Italie se poursuit avec une nouvelle étape scientifique attendue le 3 septembre. Un examen toxicologique de sa dépouille doit être réalisé à Pavie, dans le laboratoire de Luca Morini, spécialiste de toxicologie légale et enseignant à l’Université de Pavie.
Cette expertise vise notamment à déterminer si des médicaments ou d’autres substances étaient présents dans l’organisme du défunt au moment de son décès. Les analyses devront permettre d’identifier leur nature, d’en mesurer les éventuelles concentrations et, dans la mesure du possible, d’établir à quel moment elles auraient été absorbées.
L’examen sera effectué en présence des consultants désignés par les différentes parties. Il intervient après l’autopsie réalisée par un collège d’experts ainsi qu’après des examens complémentaires, dont une analyse du cœur. Les résultats de ces investigations doivent contribuer à préciser les circonstances exactes du décès.
Des investigations toujours en cours
Parallèlement aux expertises médicales, les enquêteurs poursuivent l’exploitation des éléments techniques recueillis dans le cadre du dossier. Le contenu du seul téléphone retrouvé appartenant à Abderrahim Fakir fait toujours l’objet d’analyses. Un deuxième appareil enregistré à son nom demeure, pour sa part, introuvable.
Les autorités italiennes ont également procédé à des examens scientifiques sur les menottes utilisées lors de l’interpellation. Une analyse effectuée dans les laboratoires de la police scientifique de Rome n’avait permis, selon les éléments communiqués dans le dossier, de relever aucune empreinte digitale exploitable.
Une affaire suivie de près par la famille
Abderrahim Fakir, Marocain âgé de 42 ans et arrivé en Italie à l’âge de cinq ans, est décédé le 19 juillet après son interpellation à Bologne par deux policiers. Les circonstances de sa mort font depuis l’objet d’investigations judiciaires et d’expertises destinées à établir avec précision le déroulement des faits.
Les premiers éléments issus de l’autopsie avaient notamment fait état de la présence de sang dans les poumons ainsi que de zones d’infiltration hémorragique au niveau du dos liées à une compression. L’avocat de la famille, Fabio Anselmo, avait évoqué une possible « asphyxie mécanique violente par compression dorsale ».
Ces constatations restent toutefois à replacer dans le cadre des investigations en cours, dont l’objectif est d’établir les causes et les circonstances précises du décès.
Plusieurs semaines après le drame, la dépouille d’Abderrahim Fakir demeure en Italie. Sa famille continue de demander son rapatriement au Maroc, tout en attendant les conclusions des différentes expertises susceptibles d’apporter de nouveaux éléments au dossier.
L’examen toxicologique programmé à Pavie constituera ainsi une nouvelle pièce importante de l’enquête. Ses résultats pourraient contribuer à déterminer si la présence éventuelle de médicaments ou de substances dans l’organisme du défunt a joué un rôle dans les événements ayant précédé son décès.
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