Groupuscules radicaux : l’exécutif français ouvre la voie à de nouvelles dissolutions
En France, la question des violences politiques revient au cœur du débat public après la mort de Quentin Deranque, un militant de 23 ans décédé début février à la suite d’une agression violente à Lyon. Face à l’émotion suscitée par ce drame, le président Emmanuel Macron a convoqué une réunion gouvernementale afin d’évaluer les mesures de lutte contre les groupes violents qualifiés d’ultra ou d’extrêmes.
Cette rencontre vise à dresser un état des lieux des actions déjà engagées par l’État et à examiner les outils juridiques disponibles, notamment la possibilité de dissoudre certains groupuscules impliqués dans des violences. L’exécutif insiste sur une approche globale, affirmant vouloir agir sans distinction idéologique entre extrême droite et extrême gauche.
Depuis l’annonce de cette réunion, le chef de l’État a multiplié les prises de position pour condamner l’ensemble des violences politiques. Il a rappelé qu’aucune milice ne pouvait trouver sa place dans l’espace démocratique, appelant les organisations concernées à assumer leurs responsabilités et à prévenir toute dérive violente.
Selon plusieurs sources proches du dossier, des procédures de dissolution sont actuellement à l’étude au niveau du ministère de l’Intérieur (France). Deux groupuscules d’ultradroite — Bloc montpelliérain et Patria Albiges — font l’objet de démarches engagées depuis plusieurs mois, donc antérieures au décès du militant. Un groupuscule d’ultragauche serait également concerné.
La dissolution administrative constitue un outil régulièrement utilisé par les autorités françaises pour lutter contre les structures jugées violentes ou incitant à la haine. Depuis 2017, plusieurs dizaines d’organisations ont ainsi été dissoutes en Conseil des ministres, parmi lesquelles La Jeune Garde et Lyon populaire. Certaines décisions ont toutefois été contestées devant le Conseil d’État (France), comme dans le cas du collectif Les Soulèvements de la Terre, qui a obtenu l’annulation de sa dissolution.
Dans ce contexte sensible, la famille de Quentin Deranque a dénoncé la récupération politique du drame, notamment à la suite d’une marche organisée à Lyon en hommage au jeune homme. Cette réaction illustre les tensions persistantes autour de la violence militante et de son instrumentalisation dans le débat public.
La réunion gouvernementale pourrait marquer une nouvelle étape dans la stratégie de l’exécutif face aux groupes radicaux. Entre impératif de sécurité et respect des libertés publiques, la question des dissolutions demeure un sujet hautement politique qui continue de diviser la société française.
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