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Hejira annonce des mesures pour réduire le déficit commercial
Face à l’aggravation du déficit du commerce extérieur, le Maroc entend renforcer ses exportations et optimiser ses accords de libre-échange. C’est ce qu’a indiqué Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, lundi 5 janvier 2026.
Selon le responsable, la hausse des importations marocaines s’explique par la dynamique économique et les investissements structurants du Royaume. Près de 62 % des importations sont jugées incompressibles, notamment les produits énergétiques (13 %), les biens d’équipement (24 %), les matières premières (21 %) et les produits agricoles comme les céréales (4 %). Ces achats sont indispensables pour soutenir les grands chantiers d’infrastructures et le développement industriel, notamment dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et de la construction navale.
Pour réduire le déséquilibre commercial, le gouvernement a mis en place une stratégie en cinq axes. Le premier objectif est la diversification des produits exportés, afin de ne pas dépendre uniquement de six filières principales. Le second axe concerne la diversification des marchés, alors que 70 % des exportations sont actuellement destinées à l’Europe, en particulier la France et l’Espagne.
Le troisième pilier vise le soutien direct aux exportateurs, avec l’accompagnement de près de 400 nouvelles entreprises pour faciliter leur entrée sur les marchés internationaux. Le quatrième point prévoit une réévaluation des accords de libre-échange, notamment avec des partenaires comme la Turquie, pour stimuler les exportations marocaines ou attirer davantage d’investissements. Omar Hejira a annoncé que des résultats concrets devraient être communiqués courant janvier.
Enfin, la stratégie inclut la digitalisation du commerce extérieur, afin de simplifier les procédures et de s’adapter aux évolutions du commerce mondial.
Malgré ces initiatives, le secrétaire d’État a reconnu une faible adhésion des entreprises au dispositif de soutien à l’export, appelant à un dialogue renforcé pour lever les obstacles et améliorer la communication sur ces programmes.
Avec ces mesures, le Maroc espère non seulement réduire durablement le déficit commercial, mais aussi positionner ses exportations sur des marchés plus variés et compétitifs.