X

Le Maroc, un modèle d’innovation dans l’agriculture sous serre

Le Maroc, un modèle d’innovation dans l’agriculture sous serre
Hier 11:36 Par: Naji khaoula
Zoom

Le Maroc se distingue progressivement comme un leader émergent de l’agriculture sous serre, grâce à une combinaison d’investissements technologiques, de conditions climatiques favorables et d’une stratégie de durabilité. L’industrie agricole marocaine, en particulier celle des tomates et des concombres, connaît un essor sans précédent sur les marchés internationaux, renforçant ainsi la position du Royaume en tant que fournisseur majeur pour l’Europe et d’autres régions du monde.

Une croissance propulsée par l’innovation

Dans un contexte où l’agriculture sous serre connaît une modernisation accélérée, le Maroc a su tirer profit de son environnement naturel pour devenir un acteur compétitif sur le marché mondial. Avec des surfaces cultivées sous serre atteignant désormais une échelle importante, le Maroc se distingue des autres producteurs mondiaux, en particulier face aux grandes puissances comme la Chine et les pays européens.

Le dernier rapport de la banque néerlandaise Rabobank met en lumière l’importance de l’innovation dans ce secteur, où le Royaume s’efforce d’allier compétitivité et respect des nouvelles normes environnementales. Cette stratégie gagnante repose sur des technologies agricoles avancées, telles que des serres de nouvelle génération équipées de systèmes d’irrigation à la pointe, qui permettent de maximiser la production tout en limitant l’empreinte écologique.

Un secteur agricole en plein essor

En 2024, le Maroc a exporté près de 800.000 tonnes de tomates, confirmant ainsi sa place parmi les principaux fournisseurs de l’Europe. Les exportations de concombres, également en forte croissance, se dirigent principalement vers des marchés comme l’Espagne et le Royaume-Uni. Ces produits bénéficient d’un coût de production compétitif, un facteur clé qui séduit les acheteurs européens.

Mais l’ambition du Maroc ne se limite pas à ces deux produits phares. Les producteurs marocains s’efforcent de diversifier leur offre, en développant des cultures de poivrons, de courgettes et de fraises, pour répondre à une demande croissante dans des régions comme le Moyen-Orient. En suivant l'exemple de certains producteurs internationaux, comme ceux d’Australie, le Maroc cherche à se positionner sur des produits à forte valeur ajoutée.

Les défis à surmonter

Malgré ces succès, plusieurs obstacles demeurent. L’un des plus importants reste l’accès à l’eau, un défi particulièrement marqué dans des régions comme le Souss-Massa, où la gestion des ressources en eau est complexe. La canicule de 2023, qui a atteint des températures record de 50,4°C, a également révélé la vulnérabilité des récoltes face aux conditions climatiques extrêmes.

De plus, la dépendance à une main-d’œuvre saisonnière soulève la question de l’automatisation. Le modèle des pays comme les Pays-Bas et le Canada, qui ont déjà intégré des technologies d’automatisation dans leurs processus de production sous serre, pourrait inspirer le Maroc dans sa quête pour une agriculture plus autonome et résiliente.

Le Maroc est en passe de devenir un modèle d’innovation dans le domaine de l’agriculture sous serre, avec des résultats impressionnants dans l’exportation de produits agricoles. Si le pays parvient à relever les défis liés aux ressources naturelles et à l’automatisation, il pourra consolider sa position et continuer à faire croître son secteur agricole de manière durable et compétitive. Le Maroc pourrait ainsi jouer un rôle de plus en plus influent dans l’agriculture mondiale, inspirant d’autres pays en quête de solutions innovantes pour répondre aux enjeux agricoles du futur.

Ajoutez votre commentaire

300 / Caractères restants 300
Conditions de publication : Ne pas insulter l’auteur, les personnes, les sanctuaires, attaquer les religions ou la divinité, éviter l’incitation raciste et les insultes

Commentaires (0)

Les opinions exprimées dans les commentaires reflètent uniquement celles de leurs auteurs et non celles de Lou.Press

Lire la suite