- 14:33Le Kazakhstan appuie l’intégrité territoriale du Maroc et salue le plan d’autonomie
- 13:50Les tensions commerciales pèsent sur les bourses européennes
- 13:46Crise de l’îlot Leïla : les révélations de l’ex-ministre espagnol sur la médiation américaine
- 13:22Hassan Abkari implante New Port Consulting 2024 en Espagne
- 13:15ONMT et Delta Air Lines : un vol direct Atlanta-Marrakech pour renforcer la connectivité
- 12:58Un violent incendie ravage le marché de gros des fruits et légumes de Tétouan
- 12:40Ramadan 2025 : l’ONCF adapte ses horaires pour mieux servir les voyageurs
- 12:40Maroc : L’affaire "Moul El Hout" à Marrakech entraîne des répercussions administratives
- 12:37William Simoncelli à la tête de French Tech Maroc : ambitions et perspectives
Suivez-nous sur Facebook
Les huit leviers du gouvernement pour dynamiser l'emploi
Le gouvernement marocain, sous la direction du chef de l'exécutif Aziz Akhannouch, met en place une stratégie ambitieuse pour inverser la courbe du chômage et stimuler l'emploi. Dans une circulaire récente, il a précisé les objectifs fixés, notamment la réduction du taux de chômage à 9 % et la création de 1,45 million d'emplois supplémentaires d'ici 2030, sous réserve de conditions climatiques favorables. Cette feuille de route repose sur huit initiatives stratégiques et un investissement budgétaire de 15 milliards de dirhams.
Un investissement massif pour la relance de l'emploi
Dans le cadre de la loi de finances 2025, le gouvernement a mobilisé 15 milliards de dirhams pour soutenir l'emploi. Parmi cette enveloppe, 12 milliards de dirhams sont destinés à stimuler l'investissement à travers la Charte de l'investissement. Un milliard de dirhams est réservé au maintien des postes d'emploi en milieu rural, tandis que 2 milliards sont consacrés à l'optimisation des programmes de promotion de l'emploi.
Huit initiatives pour un impact durable
- Soutien aux TPME : Le gouvernement mise sur l'encouragement des très petites, petites et moyennes entreprises en facilitant leur accès au financement et en renforçant leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.
- Renforcement des politiques actives d'emploi : Une généralisation de l'apprentissage professionnel est prévue, avec un accent mis sur l'intégration des personnes non diplômées et le développement des compétences entrepreneuriales, avec un objectif de 422 500 emplois créés d'ici 2025.
- Soutien à l'emploi en milieu rural : Un programme spécifique pour réduire la perte d'emplois agricoles sera mis en place, incluant une plateforme numérique de mise en relation entre l'offre et la demande de main-d'œuvre agricole.
- Optimisation des dispositifs d'emploi : Un programme unifié regroupera les politiques les plus efficaces pour atteindre entre 400 000 et 500 000 bénéficiaires par an.
- Renforcement du rôle de l'ANAPEC : L'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences verra ses missions élargies, avec la mise en place d'un parcours intégré d'accompagnement dès l'éducation.
- Amélioration de l'accès des femmes au marché du travail : Le gouvernement souhaite lever les freins à l'emploi féminin en favorisant le transport adapté, l'éclairage public, et la création de structures d'accueil pour enfants.
- Réduction du décrochage scolaire : Un effort sera fait pour diminuer le nombre d'élèves quittant prématurément l'école, avec un objectif de passage de 295 000 à 200 000 d’ici 2026.
- Alignement de la formation sur le marché du travail : Les cursus de formation seront ajustés aux besoins des entreprises pour garantir une meilleure insertion professionnelle des jeunes diplômés.
Une gouvernance renforcée pour assurer le suivi
Un comité ministériel de l'emploi a été mis en place pour assurer le suivi et l'évaluation des différentes initiatives. Une unité spécialisée analysera les données de l'emploi afin d'optimiser l'efficacité des politiques publiques.
Avec cette stratégie globale, le gouvernement ambitionne de redynamiser le marché de l'emploi et de favoriser une croissance inclusive et durable.
Commentaires (0)