Marrakech : la peine de Soukaina Glamour divisée par deux en appel
La cour d’appel de Marrakech a réexaminé le dossier de la créatrice de contenu Soukaina Jannah, connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Soukaina Glamour ». La juridiction a ramené à cinq mois ferme la peine d’emprisonnement prononcée en première instance, tout en maintenant les autres sanctions prévues par le jugement initial.
L’affaire connaît un nouveau tournant judiciaire à Marrakech. En appel, la justice a réduit de moitié la peine de prison infligée à Soukaina Jannah, plus connue sous le pseudonyme de « Soukaina Glamour ». Condamnée initialement à dix mois de prison ferme par le tribunal de première instance de Marrakech, la créatrice de contenu écope désormais de cinq mois d’emprisonnement ferme.
La première décision prévoyait également une amende de 500 dirhams ainsi qu’une interdiction d’utiliser les plateformes de réseaux sociaux pendant trois ans. Selon les informations communiquées à l’issue de l’audience d’appel, ces dispositions restent en vigueur.
Une décision révisée par la cour d’appel
Le passage devant la cour d’appel n’a donc pas remis en cause l’ensemble du jugement rendu en première instance. La principale modification porte sur la durée de la peine privative de liberté, ramenée de dix à cinq mois.
Cette décision intervient après une procédure engagée à la suite de publications et de contenus diffusés par la vidéaste sur les réseaux sociaux. Ces contenus avaient provoqué de nombreuses réactions en ligne et suscité des critiques de la part d’une partie des internautes. La controverse avait ensuite donné lieu à une enquête judiciaire avant de déboucher sur des poursuites.
Les sanctions complémentaires maintenues
Si la durée de l’emprisonnement a été réduite, les autres mesures prononcées lors du premier jugement demeurent inchangées. L’amende de 500 dirhams ainsi que l’interdiction d’utiliser les réseaux sociaux pendant trois ans continuent ainsi de s’appliquer.
Le verdict rendu à Marrakech marque donc une évolution de la condamnation initiale sans entraîner sa disparition. Il constitue une nouvelle étape dans une affaire qui avait largement dépassé le cadre des réseaux sociaux pour prendre une dimension judiciaire.
Un dossier suivi dans le paysage numérique marocain
Le cas de Soukaina Glamour illustre également les conséquences judiciaires auxquelles peuvent être confrontés les créateurs de contenu lorsque certaines publications font l’objet de procédures devant les tribunaux. Avec une activité fortement liée aux plateformes numériques, les influenceurs occupent désormais une place importante dans l’espace médiatique marocain, où leurs contenus peuvent rapidement susciter débats, controverses et réactions publiques.
Dans le dossier de Soukaina Jannah, la cour d’appel de Marrakech a finalement choisi de réduire la peine de prison tout en conservant les autres dispositions du jugement de première instance.
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