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Or et bijoux : importations en hausse, marché marocain au ralenti
Alors que l’été s’achève, le marché marocain de l’or et des bijoux continue de faire face à une stagnation commerciale, malgré une hausse notable des importations. Selon des sources professionnelles du secteur, cette tendance devrait se maintenir en raison d’une demande relativement faible durant la saison estivale.
Au niveau international, les cours de l’or ont enregistré de légères baisses cette semaine. Le prix de l’or à livraison décembre a reculé de 0,21 % pour atteindre 3 425,75 dollars l’once, tandis que l’or au comptant a chuté de 0,47 %, s’établissant à 3 377,70 dollars l’once. Depuis le début de l’année, les contrats à terme sur l’or ont progressé de plus de 36 %, et les prix au comptant ont augmenté de plus de 34 %, creusant ainsi un écart de prix significatif entre le marché international et le marché local.
Au Maroc, le prix de l’or de 18 carats reste proche de 800 dirhams le gramme, oscillant entre 792 et 795 dirhams. Les professionnels pointent un différentiel préoccupant entre acteurs du secteur, généralement compris entre 80 et 120 dirhams par gramme, compliquant l’activité commerciale locale.
L’Administration des douanes et impôts indirects a enregistré une hausse de 51 % des importations d’or industriel entre 2023 et 2024, portant leur valeur à 0,9 milliard de dirhams, contre 0,6 milliard l’année précédente. Parallèlement, l’Administration a renforcé ses efforts de lutte contre le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites, avec des saisies de lingots, de pierres précieuses, de montres de luxe et de bijoux.
Depuis janvier 2024, la déclaration physique des bijoux en métaux précieux a été supprimée. Le processus a été entièrement numérisé via le système « Badr », permettant aux artisans et industriels de déclarer leurs produits avant soumission au bureau des poinçons, afin de simplifier les délais de dédouanement et renforcer la qualification du secteur.
Pour Mohamed Mourchid, président de l’Association nationale des artisans et industriels des bijoux et de la joaillerie au Maroc, ces mesures sont louables et bénéfiques aux professionnels, tout en contribuant à l’équilibre du marché. Il insiste cependant sur la nécessité de soutenir les importateurs d’or certifié et de simplifier les procédures afin de limiter la concurrence illégale et les fraudes constatées sur les réseaux sociaux.
Mourchid dénonce également l’usage problématique de certaines licences d’exportation temporaire pour amélioration de travail inachevé, délivrées sans suivi, qui participent à la stagnation du marché. Il ajoute que la préférence de nombreux membres de la diaspora à effectuer leurs achats à l’étranger pèse sur la demande locale, aggravée par la hausse continue des prix de l’or et la détérioration du pouvoir d’achat des ménages marocains.
Selon lui, la situation du marché marocain s’inscrit dans un contexte mondial de hausse des prix de l’or, considéré comme valeur refuge en période de crises, et souligne la nécessité d’une stratégie cohérente pour soutenir les professionnels, sécuriser les importations et stimuler la consommation locale.