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Thaïlande : Anutin Charnvirakul dissout le Parlement et convoque des élections anticipées
Moins de trois mois après son arrivée au pouvoir, le premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a surpris la scène politique en dissoutant vendredi le Parlement, ouvrant la voie à des élections législatives anticipées. Le décret, publié dans la Royal Gazette, officialise une décision qui intervient bien plus tôt que prévu et dans un climat régional et intérieur d’une grande fragilité.
À la tête du gouvernement depuis septembre, Anutin Charnvirakul avait succédé à Paetongtarn Shinawatra, destituée par la justice pour sa gestion jugée défaillante de la crise avec le Cambodge. Le chef du parti Bhumjaithai avait déclaré jeudi vouloir « rendre le pouvoir au peuple », signe avant-coureur d’un passage aux urnes imminent.
Si la dissolution était attendue d’ici début 2026, elle intervient finalement avant la période des fêtes, portée par la résurgence d’un conflit frontalier meurtrier avec le Cambodge. Depuis plusieurs semaines, les tensions armées ont fait au moins 20 morts et déplacé quelque 600.000 personnes, principalement en territoire thaïlandais. Une situation qui ravive les inquiétudes d’un pays déjà marqué par une instabilité politique chronique.
Dans son communiqué, le gouvernement explique que « l’administration étant minoritaire et confrontée à des défis intérieurs majeurs, elle ne peut gérer les affaires de l’État de manière continue, efficace et stable ». La dissolution du Parlement apparaît, selon les termes officiels, comme « la solution la plus appropriée » pour restaurer un équilibre politique.
Pour Anutin Charnvirakul, qui se trouve désormais en position de chef de gouvernement par intérim, cette décision constitue un pari risqué. Il devra convaincre un électorat divisé, alors que le spectre de l’influence du clan Shinawatra, la montée des partis réformateurs et l’impact du conflit avec le Cambodge redessinent les dynamiques politiques du royaume.
L’organisation des prochaines élections législatives devrait être annoncée dans les prochaines semaines. Elles détermineront si Anutin Charnvirakul peut consolider sa légitimité ou si la Thaïlande s’apprête à vivre un nouveau basculement politique dans un contexte régional sous tension.