Urgent 21:31 Femmes migrantes à Marrakech : santé et solidarité au cœur d’une initiative humanitaire 21:05 Royal Air Maroc accélère son expansion avec un nouveau Dreamliner dans sa flotte 20:01 Économie des plateformes : le Maroc explore une régulation pour protéger les travailleurs 19:03 Hydrogène vert : le Maroc prend la tête de la transition énergétique en Afrique 18:02 Pêche durable au Maroc : 56 parcours « No-Kill » pour la saison 2026-20 17:02 Ramadan à Casablanca : la viande atteint des prix record et freine les consommateurs 16:01 Ramadan : dix gérants de commerces arrêtés pour vente de produits périmés dans plusieurs villes du Maroc 15:41 Maroc–Espagne : Malaga devient un pont de coopération entre les villes des deux pays 15:00 Inondations au Maroc : la menace silencieuse de l’érosion des sols 14:24 Semaine difficile pour la Bourse de Casablanca : le MASI chute de près de 6 % 14:09 Pharmaciens au Maroc : suspension de la grève après un dialogue avec le ministère de la Santé 14:05 Moody’s améliore la perspective du Maroc et souligne la transformation de son économie 13:30 Casablanca : DS Automobiles lance le DS Café Culturel, quatre soirées dédiées à l’art et à la création 12:46 Fès : le Parti de l’Istiqlal place l’éthique politique au cœur du débat à l’approche des élections 12:39 Festival de Málaga : “Calle Málaga” de Maryam Touzani ouvre la 29ᵉ édition du cinéma en espagnol 12:30 Statistiques internationales : le Maroc renforce sa présence à la Commission statistique des Nations Unies 12:00 Love Brand 2025 | Maroc Telecom parmi les marques préférées des consommateurs au Maroc 11:30 Love Brand 2025 | Bassou Mohamed parmi les influenceurs préférés des Marocains 10:44 Bank Al-Maghrib : le dirham recule face au dollar tandis que les réserves atteignent 462 MMDH 10:30 Diplomatie spirituelle : le Maroc inaugure la Mosquée Mohammed VI à N’Djamena

Maroc : nouveau Code ambitieux pour les établissements publics

Lundi 19 Mai 2025 - 12:00
Maroc : nouveau Code ambitieux pour les établissements publics

Le 28 avril 2025 restera gravé comme un tournant majeur dans la modernisation de l’administration publique marocaine. À cette date, par la publication du décret n°2-24-249 au Bulletin officiel n°7399, le gouvernement a officialisé un nouveau Code des bonnes pratiques de gouvernance destiné aux établissements et entreprises publics (EEP). Ce texte ambitieux remplace la charte datant de 2012, auparavant portée uniquement par une circulaire gouvernementale, et confère désormais une assise juridique solide à la gouvernance des EEP, la plaçant au cœur des priorités stratégiques nationales.

Fruit direct de la loi-cadre n°50.21 portant réforme des EEP, ce nouveau Code s’inscrit dans la droite ligne des directives royales prononcées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, notamment dans ses discours de juillet et octobre 2020. Ces interventions avaient appelé à une refonte profonde du secteur public pour en faire un levier clé de développement, d’innovation et de justice sociale. En écho, le rapport sur le Nouveau modèle de développement (2021) souligne le rôle central des EEP dans la souveraineté économique et la réduction des disparités régionales.

Organisé autour de dix piliers majeurs, ce Code couvre des domaines essentiels tels que le leadership stratégique, l’éthique, la transparence, la gestion des risques et la relation avec les parties prenantes. Parmi ses avancées notables, il impose un quota minimal de 40 % de femmes dans les conseils d’administration, marquant une avancée significative vers la parité et la modernisation des pratiques. De plus, il renforce la présence et le rôle des administrateurs indépendants, qui devront désormais représenter au moins un tiers des membres, avec des critères stricts pour garantir leur impartialité.

Le nouveau cadre élargit les responsabilités des conseils d’administration, qui ne se contenteront plus de valider les stratégies, mais devront aussi suivre la performance, évaluer les risques – y compris environnementaux, sociaux, numériques et réputationnels –, promouvoir une culture d’éthique et assurer une transparence accrue dans la prise de décisions.

Le dispositif antiterroriste contre la corruption est renforcé avec l’instauration obligatoire de systèmes d’alerte interne, de codes d’éthique et d’outils destinés à surveiller les conflits d’intérêts. Le principe « comply or explain » fait aussi son entrée, exigeant de chaque EEP de justifier toute déviation par rapport aux recommandations du Code dans leur rapport annuel.

Ce rapport annuel de gouvernance devient un document clé, regroupant l’évaluation des organes de direction, le suivi des objectifs de performance, l’analyse des risques et la conformité au Code. Une évaluation formelle du conseil d’administration devient également obligatoire, assurant un contrôle continu de la qualité du pilotage des EEP.

Pour accompagner cette réforme, l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE), créée par la loi n°82.20, joue un rôle central. Elle assurera notamment le suivi de l’application du Code, notamment dans les entreprises stratégiques détenues par l’État.

Ce nouveau cadre s’applique à toutes les structures publiques, quelle que soit leur taille ou leur statut, avec toutefois une certaine souplesse pour les plus petites entités ou celles aux missions très spécifiques, selon le principe « appliquer ou expliquer ». Cette flexibilité garantit que les exigences de gouvernance restent élevées sans nuire à la réalité opérationnelle des EEP.

Avec ce Code, le Maroc affirme sa volonté d’inscrire durablement la gouvernance des établissements publics dans un cadre moderne, transparent et performant, à même de soutenir ses ambitions de développement économique et social.


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.