Le Maroc retrouve le souffle de son agriculture
Après plusieurs campagnes marquées par une sécheresse persistante, le secteur agricole marocain retrouve des couleurs durant la saison 2025-2026. Grâce à une pluviométrie exceptionnelle enregistrée entre septembre 2025 et mars 2026, l’agriculture nationale connaît un redressement notable, offrant de nouvelles perspectives aux agriculteurs et à l’économie rurale.
La moyenne nationale des précipitations a atteint 462 millimètres, un niveau nettement supérieur à celui des années précédentes. Cette amélioration a permis de reconstituer les réserves en eau et de redonner un souffle nouveau aux différentes filières agricoles dans l’ensemble du Royaume.
Les barrages affichent désormais un taux de remplissage proche de 70 %, une situation rassurante qui permet de sécuriser les cultures actuelles et de préparer la prochaine campagne dans de meilleures conditions. Cette évolution favorable se reflète directement dans les superficies cultivées, notamment pour les céréales, qui couvrent près de 3,9 millions d’hectares. Les premières estimations annoncent une récolte avoisinant 90 millions de quintaux, un chiffre qui marque une nette amélioration par rapport aux dernières années.
Dans plusieurs régions du pays, les effets de cette reprise sont déjà visibles. À Marrakech-Safi, les précipitations ont largement dépassé les moyennes habituelles, permettant une relance presque totale des travaux agricoles. Les surfaces semées ont fortement progressé, tandis que les cultures céréalières dominent largement les exploitations.
Même constat dans la région de Béni Mellal-Khénifra, où les barrages stratégiques ont retrouvé des niveaux confortables. Les cultures céréalières, sucrières et maraîchères y affichent une croissance importante, soutenue par des conditions climatiques particulièrement favorables.
À Casablanca-Settat, la dynamique agricole se confirme également avec une hausse notable des superficies cultivées. Les céréales, les légumineuses et les cultures fourragères enregistrent des résultats encourageants, renforçant l’optimisme des professionnels du secteur.
Au-delà des céréales, d’autres filières profitent de cette embellie. Les cultures maraîchères, notamment l’oignon, la pomme de terre et la tomate, affichent des rendements supérieurs aux prévisions dans plusieurs zones. Cette progression pourrait contribuer à une meilleure stabilité des prix sur les marchés locaux.
L’arboriculture bénéficie aussi de cette conjoncture favorable. La production d’olives atteint des niveaux élevés, tandis que les agrumes maintiennent une performance satisfaisante. Ces filières jouent un rôle essentiel dans la création de richesse et dans le maintien de l’emploi dans les zones rurales.
Le secteur de l’élevage profite également de cette amélioration. La régénération des pâturages naturels réduit la dépendance des éleveurs aux aliments industriels, ce qui permet de limiter les coûts de production et d’améliorer les conditions sanitaires du cheptel. Dans certaines régions, cette évolution pourrait même entraîner une stabilisation des prix du bétail.
Cette campagne agricole marque ainsi un tournant important pour le Maroc, en redonnant espoir à un secteur vital pour l’économie nationale. Après plusieurs années difficiles, les signaux de reprise confirment le retour progressif d’une agriculture plus résiliente.
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