Automobile en MENA : le Maroc consolide sa place de hub industriel régional
Le Maroc confirme, en 2025, son statut de destination majeure pour les investissements automobiles dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Selon une récente analyse du cabinet international BMI, filiale de Fitch Solutions, le Royaume figure parmi les marchés les plus actifs, illustrant la solidité de son écosystème industriel et son attractivité durable auprès des acteurs du secteur.
Dans son Tour d’horizon des investissements automobiles du quatrième trimestre 2025, BMI recense 28 nouveaux projets automobiles annoncés ou inaugurés dans l’ensemble de la région MENA, pour un montant global estimé à près de 887 millions de dollars. Le Maroc en capte quatre, se positionnant derrière l’Égypte, qui en totalise huit, et les Émirats arabes unis avec six projets, mais devant d’autres marchés régionaux comme l’Iran ou l’Algérie.
Sur l’ensemble de l’année 2025, le Royaume se classe au deuxième rang régional en nombre total d’investissements automobiles, avec 23 projets identifiés. Il se situe ainsi juste derrière l’Égypte, qui domine le classement avec 27 projets, et devance les Émirats arabes unis, qui en comptent 15. Cette performance confirme la place du Maroc parmi les pôles nord-africains les plus attractifs pour les industriels de l’automobile.
BMI souligne que l’Afrique du Nord continue de concentrer une part importante de l’intérêt des investisseurs automobiles dans la région MENA, malgré la montée progressive des pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC). Dans cet environnement concurrentiel, le Maroc se distingue par un marché structuré, capable d’attirer des projets industriels sur la durée.
Les investissements enregistrés en 2025 concernent principalement la fabrication de composants automobiles, tout en intégrant également des projets liés à la production de véhicules particuliers. Cette orientation reflète une dynamique régionale axée sur le renforcement des capacités industrielles locales, un segment dans lequel le Maroc bénéficie d’un positionnement historique solide et d’un savoir-faire reconnu.
Un positionnement régional solide
Contrairement à l’Égypte, dont l’attractivité est largement soutenue par un programme gouvernemental dédié au développement de l’industrie automobile, le Maroc ne s’appuie pas sur un dispositif public spécifique équivalent. Néanmoins, le volume et la régularité des projets recensés traduisent une confiance durable des investisseurs dans le potentiel industriel du Royaume, portée par la stabilité du cadre économique, la qualité des infrastructures et l’intégration dans les chaînes de valeur internationales.
À l’échelle régionale, BMI observe une diversification géographique des investissements, marquée par une progression notable dans les pays du Golfe, notamment aux Émirats arabes unis. Cette dynamique est principalement alimentée par les projets liés à la mobilité autonome, un segment encore marginal au Maroc.
La montée en puissance des technologies de véhicules autonomes, très concentrée dans le GCC, redessine progressivement la cartographie des investissements automobiles dans la région. Toutefois, l’Afrique du Nord conserve un avantage comparatif dans les activités de production et d’assemblage, grâce à sa proximité avec l’Europe et à son rôle clé dans les chaînes logistiques mondiales.
Dans ce contexte, le Maroc s’inscrit pleinement dans la tendance qui positionne la région MENA comme un hub stratégique pour l’industrie automobile mondiale. BMI met notamment en avant l’intérêt croissant des entreprises chinoises pour la région, attirées par les perspectives industrielles et l’accès facilité aux marchés européens. La région apparaît ainsi comme une base de production alternative, permettant de répondre à certaines contraintes commerciales internationales.
À moyen terme, le cabinet anticipe la poursuite de la dynamique d’investissement automobile en 2026. Le Maroc devrait ainsi maintenir un niveau élevé de projets industriels, confortant son rôle de pilier régional de la production automobile, malgré une concurrence accrue et l’émergence de nouveaux segments technologiques dans d’autres sous-régions.
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