Automobile : le Brésil prévoit plus de trois millions d’immatriculations en 2026
Le marché automobile brésilien pourrait franchir en 2026 un cap symbolique en dépassant de nouveau les trois millions de véhicules immatriculés. Le président Luiz Inácio Lula da Silva a affiché cette perspective lors d’une rencontre avec des dirigeants de Stellantis, mettant en avant le redressement progressif d’un secteur stratégique pour l’industrie du pays.
Cette projection traduirait une nette accélération par rapport à 2023, année durant laquelle environ 1,6 million de véhicules avaient été écoulés, selon les chiffres évoqués par le chef de l’État. Elle rapprocherait également le marché de ses niveaux historiques, même si le record de 3,8 millions d’immatriculations enregistré en 2012 resterait encore hors d’atteinte.
Pour le gouvernement brésilien, la reprise du marché automobile constitue également un indicateur de l’amélioration de la confiance des ménages et des investisseurs. L’industrie automobile occupe une place importante dans l’économie nationale, tant par son poids industriel que par les emplois et les chaînes de sous-traitance qu’elle génère.
Investissement et crédit au cœur de la reprise
Luiz Inácio Lula da Silva estime que la consolidation de cette dynamique dépend notamment de la capacité des pouvoirs publics à offrir aux entreprises un environnement économique, fiscal et juridique suffisamment stable pour encourager les investissements à long terme.
La progression attendue des ventes serait également soutenue par une amélioration de l’accès au financement automobile. Le développement des mécanismes de crédit peut élargir la base des consommateurs capables d’acquérir un véhicule, dans un pays où les conditions de financement jouent un rôle déterminant dans les décisions d’achat.
Parallèlement, les investissements privés engagés dans l’industrie automobile renforcent les perspectives du secteur. Le Brésil dispose d’un appareil productif majeur et accueille les usines de plusieurs constructeurs internationaux, dont Stellantis, Volkswagen, General Motors, Toyota et Hyundai.
Le Brésil veut renforcer ses exportations automobiles
Au-delà de la demande intérieure, Brasilia souhaite également donner une nouvelle dimension internationale à son industrie automobile. Le président brésilien a appelé les constructeurs implantés dans le pays à développer davantage leurs exportations, notamment vers l’Amérique latine et l’Afrique.
Ces deux régions sont considérées comme des débouchés susceptibles d’accompagner la montée en puissance des capacités industrielles brésiliennes. Une progression des exportations permettrait également aux constructeurs de diversifier leurs marchés et de réduire leur dépendance à l’évolution de la demande nationale.
Premier marché automobile d’Amérique latine, le Brésil bénéficie déjà de la présence d’un vaste écosystème industriel. Le retour potentiel au-dessus des trois millions d’immatriculations en 2026 confirmerait ainsi le regain d’activité du secteur et pourrait renforcer l’attractivité du pays dans les stratégies régionales des grands groupes automobiles.
À plus long terme, l’enjeu sera également de transformer cette croissance commerciale en investissements industriels durables, alors que l’industrie automobile mondiale accélère sa transition technologique et énergétique.
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