Irak : six Français soupçonnés de djihadisme doivent comparaître dimanche
Six ressortissants français détenus en Irak doivent comparaître devant la justice irakienne dimanche 20 septembre. Selon une source judiciaire citée par l’AFP, ils appartiendraient au premier groupe de Français transférés de Syrie vers l’Irak en 2025. Des avocats français demandent aux autorités de Paris d’intervenir rapidement, alors que les prévenus encourent potentiellement la peine capitale.
La justice irakienne s’apprête à examiner le cas de six ressortissants français soupçonnés d’avoir rejoint des organisations djihadistes. Leur audience est annoncée pour dimanche 20 septembre, selon une source judiciaire irakienne sollicitée par l’AFP.
Les six hommes feraient partie du premier groupe de Français transférés de Syrie vers l’Irak en 2025. Au total, 47 ressortissants français avaient alors été transférés dans le cadre de cette procédure.
Des audiences annoncées à partir du 20 septembre
L’imminence des audiences a été signalée aux avocats français représentant plusieurs détenus. Ceux-ci affirment avoir été alertés par les proches de certains prisonniers avant d’obtenir une confirmation des autorités françaises.
Dans un courriel adressé mercredi aux conseils, la Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE) a indiqué que des audiences concernant des ressortissants français pourraient débuter à partir du 20 septembre.
Une source judiciaire irakienne a ensuite précisé à l’AFP que l’audience prévue dimanche concernerait précisément six Français appartenant au premier groupe transféré depuis la Syrie en 2025.
Des détenus exposés à la peine de mort
La perspective de ces procès suscite l’inquiétude des avocats. Ces derniers demandent à Paris de procéder « de toute urgence » au rapatriement des Français actuellement détenus en Irak et susceptibles d’être jugés.
L’enjeu est particulièrement sensible en raison des peines encourues par les personnes poursuivies dans ce type de dossiers en Irak. Selon les avocats cités par l’AFP, les détenus concernés pourraient être exposés à la peine de mort.
La question du sort judiciaire des ressortissants français transférés depuis la Syrie fait depuis plusieurs années l’objet d’une attention particulière des autorités françaises, notamment en raison des conséquences potentielles de poursuites devant les tribunaux irakiens.
Un dossier judiciaire aux lourdes implications
L’annonce de cette première audience intervient alors que plusieurs Français soupçonnés d’avoir rejoint des groupes djihadistes restent détenus dans la région.
Le déroulement des procédures engagées en Irak pourrait donc relancer les discussions sur la prise en charge judiciaire des ressortissants français détenus à l’étranger et sur les demandes de rapatriement formulées par leurs familles et leurs avocats.
À ce stade, les six ressortissants restent présumés innocents jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.
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