-
12:02
-
11:49
-
11:47
-
11:41
-
11:35
-
11:30
-
11:25
-
11:09
-
10:57
-
10:44
-
10:44
-
10:30
-
10:10
-
10:01
-
09:47
-
09:40
-
09:30
-
09:17
-
09:00
-
08:55
-
08:44
-
08:30
-
08:13
-
08:09
-
23:50
-
23:45
-
23:32
-
23:00
-
22:44
-
22:20
-
22:02
-
21:47
-
21:30
-
21:10
-
20:40
-
20:20
-
20:00
-
19:44
-
19:30
-
19:00
-
18:40
-
18:30
-
18:11
-
18:08
-
17:45
-
17:25
-
17:00
-
16:45
-
16:30
-
16:27
-
16:22
-
16:02
-
15:44
-
15:30
-
15:27
-
15:05
-
14:44
-
14:36
-
14:30
-
14:04
-
13:40
-
13:10
-
12:45
-
12:30
Sous-Rubrique
L’Union africaine dénonce la reconnaissance du Somaliland par Israël
L’Union africaine (UA) a exprimé une vive opposition à la décision d’Israël de reconnaître le Somaliland comme un État indépendant et souverain. Cette prise de position marque un tournant diplomatique majeur pour cette région de la Corne de l’Afrique, qui s’est proclamée indépendante de la Somalie en 1991 sans jamais obtenir, jusqu’à présent, de reconnaissance officielle internationale.
Dans un communiqué publié vendredi, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a rappelé l’attachement ferme de l’organisation panafricaine au respect de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Somalie. Il a mis en garde contre toute initiative susceptible de fragiliser l’ordre politique établi, soulignant que de telles décisions pourraient ouvrir la voie à des revendications séparatistes ailleurs sur le continent.
Le Somaliland, bien qu’il dispose de ses propres institutions, d’un gouvernement et d’un système électoral relativement stable, reste considéré par la communauté internationale comme faisant partie intégrante de la Somalie. Sa reconnaissance par Israël constitue donc une première et suscite de fortes inquiétudes au sein de l’Union africaine, qui craint un effet domino dans une région déjà marquée par des tensions politiques et sécuritaires persistantes.
Pour l’UA, cette reconnaissance unilatérale risque non seulement de compromettre les efforts de stabilisation en Somalie, mais aussi d’ébranler les principes fondateurs de l’organisation, basés sur le respect des frontières héritées de la décolonisation. L’institution estime que toute évolution du statut du Somaliland devrait passer par un dialogue inclusif et un cadre multilatéral, en accord avec le droit international et les mécanismes africains de résolution des conflits.
Dans un contexte géopolitique sensible, cette affaire illustre une fois de plus les défis auxquels fait face le continent africain en matière de souveraineté, de reconnaissance internationale et de maintien de la paix régionale.