Sécurité aérienne : Pékin verrouille totalement l'usage des drones sur son territoire
À compter de ce vendredi, la capitale chinoise instaure un cadre réglementaire drastique interdisant la vente de drones et de leurs composants essentiels. Cette nouvelle législation, justifiée par des impératifs de sécurité nationale, impose également aux propriétaires actuels une déclaration obligatoire sous peine de lourdes sanctions.
Le ciel de Pékin s'apprête à devenir l'un des espaces les plus surveillés au monde. La métropole de 22 millions d'habitants bascule cette semaine dans un régime d'interdiction quasi totale concernant les engins aériens sans pilote (UAV). Désormais, l'achat, la vente et même l'acheminement de drones ou de composants clés vers la capitale sont prohibés.
Un contrôle strict de l'espace aérien de basse altitude
Les autorités municipales justifient cette fermeté par la nécessité de protéger le cœur politique du pays. Selon Xiong Jinghua, responsable municipal, l'urgence de renforcer la gestion des UAV découle des défis sécuritaires spécifiques auxquels Pékin est confrontée en tant que capitale.
Pour les utilisateurs possédant déjà un appareil, la liberté de vol disparaît. Chaque décollage sera désormais soumis à une autorisation préalable systématique des autorités. Les résidents disposent d'un délai de trois mois pour enregistrer officiellement leurs drones auprès des commissariats locaux. Passé ce délai, tout vol non autorisé pourra être sanctionné par une amende de 10 000 yuans (environ 1 250 euros) et la confiscation immédiate de l'équipement.
Un impact immédiat sur le commerce et l'industrie
Sur le terrain, les effets de cette réglementation se font déjà sentir. Plusieurs enseignes spécialisées, y compris des boutiques du leader mondial DJI, ont commencé à vider leurs rayons. Les stocks d'appareils sont actuellement réexpédiés vers d'autres provinces où la législation est moins contraignante.
Le texte prévoit toutefois des dérogations ciblées. Les secteurs de l'agriculture, de l'éducation, du sport et de la lutte antiterroriste pourront continuer à opérer sous réserve d'un encadrement strict. Cependant, pour le grand public et les photographes amateurs, l'accès au ciel pékinois est désormais clos.
Vers une surveillance généralisée en Chine
Ce tour de vis à Pékin s'inscrit dans un durcissement plus large de la politique chinoise vis-à-vis des drones. À l'échelle nationale, les contrevenants risquent dorénavant jusqu'à 15 jours de détention pour des vols illégaux. Plus radical encore, les drones sont désormais techniquement contraints de transmettre des données de géolocalisation en temps réel aux autorités durant toute la durée de leur utilisation, marquant la fin de l'anonymat pour les pilotes civils.
-
08:30
-
08:00
-
21:01
-
21:01
-
20:02
-
19:00
-
18:00
-
17:42
-
17:00
-
16:42
-
16:33
-
16:00
-
15:44
-
15:31
-
15:05
-
14:40
-
14:33
-
14:00
-
13:44
-
13:31
-
13:00
-
12:44
-
12:33
-
12:00
-
11:44
-
11:32
-
11:31
-
11:30
-
11:05
-
11:01
-
10:51
-
10:44
-
10:36
-
10:34
-
10:17
-
10:03
-
09:44
-
09:31
-
09:14
-
09:04
-
09:02