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UE-Maroc : la pêche au cœur de nouvelles négociations

Samedi 17 Janvier 2026 - 14:00
Par: Naji khaoula
UE-Maroc : la pêche au cœur de nouvelles négociations

L’Union européenne a officiellement relancé les discussions avec le Maroc en vue de conclure un nouvel accord de pêche, après l’annulation du précédent cadre juridique par la justice européenne. Réunis à Bruxelles, les ambassadeurs des États membres ont donné mandat à la Commission européenne pour engager des négociations formelles avec Rabat, marquant la reprise d’un dialogue stratégique interrompu depuis l’expiration du dernier protocole en 2023.

Cette initiative intervient dans un contexte juridique sensible. En 2024, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait invalidé l’accord de pêche UE-Maroc, estimant qu’il ne répondait pas pleinement aux exigences du droit européen. Cette décision avait contraint les flottes européennes à suspendre leurs activités dans les eaux marocaines, mettant en pause un partenariat halieutique de longue date aux impacts économiques notables.

Vers un accord juridiquement sécurisé et durable

Le nouveau mandat accordé à la Commission européenne vise la négociation d’un accord de partenariat de pêche durable (SFPA), accompagné d’un protocole définissant les conditions d’accès des navires européens aux zones de pêche marocaines. L’enjeu est de garantir une coopération conforme aux décisions judiciaires européennes, tout en intégrant des standards environnementaux renforcés et une gestion responsable des ressources marines.

Selon des sources européennes, cette relance s’inscrit dans une approche plus prudente, destinée à sécuriser les accords extérieurs de l’Union et à préserver une relation stratégique avec le Maroc, partenaire clé du voisinage sud.

Les attentes du secteur européen

Du côté des professionnels, la reprise des négociations est perçue comme une nécessité. L’organisation Europêche a souligné l’urgence de rétablir un cadre légal permettant à plusieurs flottes nationales de reprendre leurs activités. Dans un contexte de pression croissante sur les ressources halieutiques européennes et de concurrence internationale accrue, le Maroc apparaît comme un partenaire central pour la stabilité du secteur.

Un nouvel accord offrirait, selon les armateurs, une meilleure visibilité économique et un accès régulé à des zones de pêche stratégiques, dans le respect des règles de durabilité.

Un enjeu économique majeur pour le Maroc

Pour le Maroc, la pêche maritime demeure un pilier de l’économie nationale, générateur d’emplois et de recettes à l’export. Le Royaume a multiplié, ces dernières années, les initiatives en faveur d’une exploitation durable des ressources, notamment à travers la modernisation des ports, la valorisation des produits de la mer et le renforcement du contrôle contre la pêche illégale.

La conclusion d’un nouvel accord avec l’Union européenne pourrait ainsi consolider les exportations halieutiques marocaines et renforcer les retombées socio-économiques dans les régions côtières, tout en réaffirmant la souveraineté du Royaume sur la gestion de ses ressources marines.

Un dossier toujours politique

Au-delà des considérations économiques, le dossier de la pêche reste étroitement lié aux équilibres politiques et juridiques euro-méditerranéens. Si Bruxelles cherche à sécuriser ses partenariats extérieurs, Rabat entend préserver un cadre de coopération équilibré et respectueux de ses intérêts stratégiques.

La relance des négociations traduit une volonté partagée de dépasser l’impasse juridique, sans rompre un partenariat jugé essentiel par les deux parties. L’issue des discussions dira si un nouvel accord peut concilier durabilité, sécurité juridique et intérêts économiques.


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