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Tensions régionales : le Mossad appelle les manifestants iraniens à amplifier la contestation
Les tensions entre Israël et Iran ont franchi un nouveau seuil symbolique. Les services de renseignement extérieurs israéliens, le Mossad, ont publiquement exhorté les manifestants iraniens à intensifier leur mobilisation, alors que des rassemblements ont été signalés dans au moins dix universités du pays.
Dans un message diffusé en langue farsie sur le réseau X, le Mossad a appelé les protestataires à « sortir ensemble dans les rues », affirmant être à leurs côtés « non seulement par les mots, mais aussi sur le terrain ». Le message, rapidement relayé par les médias israéliens en hébreu, marque une prise de position inhabituelle et directe d’un service de renseignement étranger à l’égard d’un mouvement de contestation interne.
Un message lourd de sens politique
Cet appel intervient dans un contexte diplomatique et sécuritaire particulièrement tendu. Il fait suite à des échanges récents entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président américain Donald Trump, au cours desquels Washington a averti Téhéran de possibles frappes supplémentaires si l’Iran relançait ses programmes nucléaires ou balistiques.
Depuis plusieurs décennies, l’Iran accuse Israël de mener des opérations clandestines sur son territoire, allant du sabotage d’installations sensibles à l’élimination ciblée de figures militaires, politiques ou scientifiques. Téhéran, qui ne reconnaît pas l’État hébreu, considère ces actions comme une guerre de l’ombre permanente.
Une rivalité ancienne et assumée
La rivalité entre l’Iran et Israël remonte à l’avènement de la République islamique en 1979. Elle s’est traduite par des confrontations indirectes, mais aussi par des affrontements plus ouverts. En juin dernier, les deux pays ont été engagés dans une guerre de douze jours, déclenchée par des frappes israéliennes d’ampleur inédite contre des sites militaires et nucléaires iraniens, selon plusieurs sources médiatiques internationales.
L’épisode avait notamment mis en lumière la capacité opérationnelle du Mossad, réputé pour ses réseaux d’infiltration au cœur même des structures du pouvoir iranien. L’assassinat à Téhéran, en juillet 2024, d’Ismaïl Haniyeh, chef politique du Hamas, attribué à Israël par l’Iran, avait déjà constitué un camouflet majeur pour les autorités iraniennes.
Une contestation sociale sous surveillance
Sur le plan intérieur, l’Iran fait face à un regain de mécontentement social. Les manifestations récentes, alimentées par la vie chère et la dégradation de la situation économique, restent pour l’heure d’une ampleur limitée comparées aux grandes mobilisations de 2022, déclenchées après la mort en détention de Mahsa Amini. Le président iranien a toutefois affirmé suivre de près les « revendications légitimes » exprimées par les manifestants.
L’intervention publique du Mossad dans ce contexte risque d’alimenter la rhétorique des autorités iraniennes sur l’ingérence étrangère, tout en accentuant la pression internationale autour d’un pays déjà fragilisé sur les plans économique, social et sécuritaire. Elle illustre, une fois encore, à quel point la rivalité entre Israël et l’Iran dépasse le seul champ militaire pour investir pleinement celui de l’influence et de la guerre psychologique.