Après des années de sécheresse, des pluies historiques frappent le Maroc
Après plusieurs années dominées par un déficit pluviométrique sévère, le Maroc vient de traverser l’un des épisodes de pluies les plus marquants de ces dernières décennies. Selon les données de la Direction générale de la météorologie, ces précipitations abondantes, concentrées sur un laps de temps réduit, rompent brutalement avec la tendance à la sécheresse qui a caractérisé les sept saisons précédentes.
Entre le dimanche 1er février et le vendredi 6 février au matin, les cumuls enregistrés ont mis en évidence de forts contrastes régionaux. Le nord et le nord-ouest du Royaume ont été les plus arrosés, avec des niveaux particulièrement élevés. Tanger s’est distinguée en tête du classement avec près de 197 mm, suivie de Chefchaouen (185 mm) et de Tanger-Port (152 mm). Ces volumes témoignent d’une persistance inhabituelle de perturbations humides en provenance de l’Atlantique.
D’autres villes ont également franchi le seuil symbolique des 100 mm, à l’image de Larache, tandis que les zones montagneuses n’ont pas été épargnées. Ifrane a enregistré environ 94 mm et Tétouan 81 mm, confirmant l’intensité des précipitations sur le Rif et le Moyen Atlas. Cette répartition géographique souligne le caractère étendu de l’épisode, bien que son impact ait été plus marqué sur la façade nord du pays.
Les spécialistes expliquent ce phénomène par une configuration atmosphérique peu fréquente. L’affaiblissement de la circulation de la dépression polaire a permis à des masses d’air froid de descendre vers des latitudes plus basses, modifiant la trajectoire habituelle des perturbations atlantiques. Celles-ci ont ainsi suivi des routes plus méridionales, touchant simultanément le sud-ouest de l’Europe et le nord du Maroc.
À cela s’est ajouté un renforcement du courant-jet, favorisant le transport de grandes quantités d’humidité sous forme de « rivières atmosphériques ». Ce mécanisme a généré des systèmes pluvieux à la fois puissants et durables, entraînant des pluies continues, parfois intenses, notamment à Chefchaouen, dans l’ouest du Rif et la région de M’diq-Fnideq.
Au regard des archives climatiques, le premier semestre de l’hiver en cours se classe désormais parmi les plus arrosés jamais observés, arrivant en troisième position derrière les hivers de 1996 et 2010. Un classement qui souligne le caractère exceptionnel de cet épisode, dans un contexte où la raréfaction des ressources en eau demeure une préoccupation majeure. S’il apporte un répit bienvenu aux barrages et aux nappes phréatiques, cet événement rappelle aussi la variabilité extrême du climat marocain, de plus en plus marqué par l’alternance entre sécheresses prolongées et épisodes pluviométriques intenses.
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